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« L’islam m’a appris à aimer la France »

 
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jnoun735
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madagh

MessagePosté le: Mer 11 Nov - 20:34 (2009)    Sujet du message: « L’islam m’a appris à aimer la France » Répondre en citant







« L’islam m’a appris à aimer la France »


Sidi Hamza Qadiri BoutchichRépondre



Sidi Hamza Qadiri Boutchich est né en 1922 à Madagh, à proximité de Berkane, dans le Nord-Est du Maroc. Il a grandi dans la zawiya de ses ancêtres et y reçut dés son jeune âge une éducation religieuse. Parallèlement, il commença à s’habituer aux travaux de la terre sous la direction de son père, Sidi 'Abbas Qadiri Boutchich, qui était devenu un grand propriétaire terrien.Ses études s’étendirent sur seize ou dix-sept ans. Cette durée est nécessaire pour la maîtrise des sciences livresques conforme au système scolaire traditionnel musulman. La zawiya de Madagh était déjà depuis plusieurs générations une école coranique et certains des enseignants appartenaient à la tribu des Béni-Snassen, voire à la famille Boutchich.


La formation de Sidi Hamza s’échelonna sur quatre périodes :

L’apprentissage du Coran, vers l’âge de treize ans sous la direction de son cousin Sidi Mûhydin. Précisons au passage que généralement la mémorisation du Coran s’effectue à des âges bien plus précoces (trois ou quatre ans) et s’achève huit ou neuf ans plus tard. C’est en raison de la fraîcheur des capacités mnémoniques des jeunes enfants que le système éducatif musulman commence directement par l’apprentissage du texte.

Vient ensuite une introduction aux sciences religieuses que Sidi Hamza acheva en une paire d’année, de 1935 à 1936 avec notamment son oncle Sidi al-Makki comme professeur qui était alors le cheikh de la confrérie Qadirriyya Boutchiyya. les Fokara: Oussama daoudi et Naoufal filali et Bilal daoudi. A la mort de ce dernier (1936), Hamza Bûtchich s’inscrivit dans une succursale de la mosquée-université de la Quaraouiyine de Fès, à Oujda. Là, il approfondit les sciences religieuses (droit jurisprudentiel et grammaire) de 1937 à 1940. La dernière période de sa formation, de 1939 à 1943, correspond à l’approfondissement livresque de l’exégèse coranique et pour laquelle il retourne à la zawiya de Madagh.

Au cours de ces études, les manuels d’enseignements qu’utilisa Sidi Hamza furent : L’Alfiyya (XIIe siècle) et l’ajurumiyya (début du XIIIe siècle) pour la grammaire. Ibn-Achir, le cheikh al-Khalil (XIIIe siècle) et les lettres d’Ahmad ibn ‘Ajiba (XVIIIe siècle) pour le droit.


Les trois premiers traités sont écrits sous la forme de poèmes didactiques, le précis de Khalil est un manuel de jurisprudence malékite très étudiés au Maghreb quant à Ahmad ibn ‘Ajiba, il traite de jurisprudence dans une lettre en particulier où il mentionne les principaux maîtres juridiques de l’école malékite ainsi que des grammairiens et des exégètes. Tous ces documents font partie du corpus officiel des enseignements de la Qarawiyyne ainsi que des autres medersas du Maroc.
Les principales sciences auxquelles Sidi Hamza s’est consacré étant jeune sont donc la morphologie, la grammaire, l’exégèse coranique, le droit malékite et ses interprétations et la science du Hadith.


Néanmoins, nous savons que le programme traditionnel d’enseignement au Maroc ne se limite pas aux sciences relatives à la Shari’a. Aux disciplines précédemment citées s’ajoutent les lois de la succession, la théologie, la métrique, la rhétorique, et la logique.


Une telle formation destine généralement celui qui la suit vers les professions de l’enseignement où de la magistrature. Il en sera tout autre. En 1942, Sidi Hamza a bientôt vingt ans et il achève sa formation dans le domaine de la loi religieuse et de ses disciplines connexes. Considérant avoir acquis suffisamment de connaissances, il retourne aider son père aux champs et va des lors se consacrer à un autre type de connaissance en prenant le pacte initiatique des mains de Sidi Boumediene Qadiri Boutchich.


Dés lors, Nous voyions nettement se dessiner le parcours typique de l'aspirant à la voie spirituelle tel qu'il se présente dans la tradition soufie et dont l'exemple, pris chez un futur cheykh, nous le fait apparaître avec plus de clarté encore.
Selon cette logique de poursuite de la connaissance intérieure, ce parcours commence par l’acquisition des sciences relevant de la loi et de son interprétation pour aboutir à une dimension les dépassant tout à fait et relevant de l’intuition et du dévoilement spirituel.


A la mort de Sidi Boumediene, le 15 avril 1955, Sidi Hamza reçut, en même temps que son père l’héritage du Sirr et l’autorisation d’enseigner. Par courtoisie (‘Adab), il se refusa à devancer son père. D’après certains de ses proches, il s'expliqua par ce dicton : « la barbe noire ne devance pas la barbe blanche».
Il précise lui-même les faits en ces termes :


« Lorsqu’il (Sidi ‘Abbas) a commencé (à enseigner), il m’a annoncé que moi aussi j’avais l’autorisation pour une telle mission. Il m’a conseillé de garder le secret jusqu’au moment voulu. J’ai suivi ses directives et j’ai renouvelé (auprès de lui) le pacte initiatique que j’avais pris de chez Sidi Boumediene. »
Si Hamza devint de fait le disciple de son père après qu’ils eurent été tous deux « frères dans la voie ». Cette situation demeura pendant douze ans, jusqu’à la mort de son père en 1972, où il devint le cheikh de la confrérie Qadiriyya Bûtchichiyya. À nouveau, les disciples furent priés de reprendre le pacte auprès de lui :
« (Sidi ‘Abbas) conseilla à ses fûqaras* de prendre, après sa mort la voie de chez moi. »


A partir de 1972, la confrérie achève le tournant amorcé sous Si Boumediene et clairement manifesté sous Si ‘Abbas. Sidi Hamza établit une pratique spirituelle plus souple par rapport au soufisme sunnite classique reconnut pour sa rigueur. Cette mutation interne est désignée dans l’appellation soufie comme étant le passage d’une voie de la majesté (Jalal) à une voie de la beauté (Jamal).


Le rappeur sort son troisième album, Dante. Il revient pour Jeune Afrique sur sa conversion au soufisme, ses origines congolaises et son engagement... assez mesuré.
À 33 ans, le rappeur Abd Al Malik a déjà une vie bien remplie. Né Régis Fayette-Mikano en 1975 à Paris, il s’envole à l’âge de 2 ans pour le Congo (Brazzaville) de ses parents, où son père va occuper les fonctions de conseiller du Premier ministre de l’époque, Louis Sylvain-Goma. Cinq ans plus tard, le retour en France, dans un quartier difficile de Strasbourg, est suivi par l’absence traumatisante du père. Le jeune Régis est élevé par une Mère Courage qui a du mal à le protéger des fréquentations peu recommandables. Bon élève la journée, il endosse le soir le costume du petit caïd (trafic de drogue, vol à la tire). À 16 ans, il se convertit à l’islam version dure et se fait appeler Abd Al Malik, avant de se tourner, en 1999, vers le soufisme.
En 2006, le grand public découvre son second album solo, Gibraltar (plus de 250 000 exemplaires écoulés en France), récompensé par de nombreux prix. Il revient aujourd’hui avec Dante. Après un hommage appuyé à Brel, il réinterprète Nougaro (« Paris mais ») et Reggiani (« Le Marseillais »). Et l’on retrouve la patte de Gérard Jouannest, l’ancien pianiste de Brel, auteur de six morceaux de Gibraltar, et la voix de son épouse, Juliette Gréco (« Roméo et Juliette »), pour un rap entre slam et jazz, chanson française et rythmes soufis (« Le faqir »).
À contre-courant d’un rap bling-bling ou gansta, Abd Al malik cultive une image intello, façon MC Solaar, seul rappeur à avoir reçu avant lui, en 1995, une Victoire de la musique et avec qui il partage le goût de la philosophie. Un artiste complexe, qui se dit « engagé » et demeure très politiquement correct, qui souhaite faire une musique populaire tout en citant Deleuze. Loin « des clichés victimaires » (« Gilles écoute un disque… »), il scande sa fierté d’être français, chante en alsacien (« Conte alsacien ») et rend hommage au chantre de la Négritude (« Césaire »). Entretien.


Jeune Afrique : Pourquoi avoir intitulé votre album « Dante » ?
Abd Al Malik : À l’époque de Dante, on écrivait en latin pour une élite. Or lui a écrit en toscan, la langue du peuple, et a ainsi développé une culture populaire au sens noble. En outre, chacun d’entre nous doit traverser l’enfer pour connaître le paradis. Enfin, j’avais envie d’emprunter une référence occidentale tout en restant moi-même intimement lié à l’Orient.

Avec le rap, vous souhaitez développer une culture populaire…
Le rap, c’est « la » musique du XXIe siècle, parce qu’elle est en phase avec le monde tel qu’il est, dans toute sa complexité. Au Maroc, au Sénégal, aux États-Unis, on trouve une jeunesse qui s’exprime avec les mots du rap. Cette musique est aussi forte que le jazz ou le rock. C’est une culture qui devient universelle. Malheureusement, on cherche à l’enfermer dans un ghetto pour en faire la musique d’une tribu.

Le rap, c’est la révolte. Or, vous, vous êtes plutôt positif, vous n’êtes pas dans la contestation…
Les rappeurs qui m’ont influencé sont ceux qui construisent. Ou, s’ils détruisent, c’est pour construire autre chose. Pour moi, le désespoir, la colère ne sont pas constructifs et doivent être mis sur le même registre que la haine.

Quand vous citez votre mère, qui vous disait « aime la France, elle t’aimera en retour », ou lorsque vous évoquez ceux qui se lèvent tôt, ce sont des phrases politiquement connotées… Vous n’avez pas peur de la récupération ?
Je n’ai peur de rien. Je suis to-ta-le-ment apolitique. Et ce n’est pas parce que Le Pen brandit le drapeau tricolore que moi je n’aurais pas le droit de l’arborer. Mes racines sont congolaises, et j’en prends soin. Mais je suis 100 % français.  Quand je parle de ces gens qui se lèvent tôt, je fais allusion à une expérience précise. Gamin, je rentrais avec mon ami Majid à l’aube, on voyait son père qui se levait pour aller travailler. On se prenait pour des héros alors qu’en fait on ne connaissait rien de la vie. Le héros, c’est celui qui se lève tôt et qui va travailler.

Comment avez-vous réagi lorsque la Marseillaise a été sifflée avant le match de football France - Tunisie, le 14 octobre dernier ?
On peut comprendre les supporteurs. Et, en même temps, c’est inacceptable. La France n’a sans doute pas cicatrisé les blessures de son histoire coloniale. Elle n’est pas raciste mais elle ne respecte pas toujours les valeurs inscrites dans sa Constitution. Du coup, de jeunes Français d’origine musulmane et/ou africaine se comportent mal parce qu’ils ne sont pas reconnus.

Que pensez-vous du passé colonial de la France ?
Nous sommes les fils de l’instant. Nous devons construire demain et être capables de déposer nos sacs de douleur.

Vous dénoncez ceux qui « sont dans le ressentiment ». On pense à Sarkozy qui déclare vouloir « en finir avec la repentance »…
Ne confondons pas ressentiment et repentance. Moi, je ne parle que d’expériences vécues. Ma mère, une femme forte, originaire du Congo, s’est battue pour s’occuper de ses enfants. La France ne l’a pas aidée. Mais elle a su faire la part des choses et a ignoré le ressentiment. Elle nous a éduqués en nous disant « ne confondez pas l’être et le costume, l’humanisme français et ceux qui n’arrivent pas à être à la hauteur de cette philosophie-là ».

Et votre père ?
Je ne l’ai pas vu depuis 1989. Il vit au Congo-Brazzaville. C’est un journaliste politique qui a fait ses débuts à la radio-télévision congolaise avant de travailler ensuite pour d’autres médias. J’ai renoué avec lui très récemment. L’an prochain, j’irai avec ma famille à Brazzaville. Ce sera un grand moment quand je reverrai mon père.

Dans « Le faqir », on entend le zikr, la répétition lancinante du nom de Dieu. Vous le pratiquez ?
Oui, tous les jours. Le matin, avant la prière de l’aube et le soir. Je répète des noms de Dieu. Je fais des invocations avec des lectures du Coran. C’est mon travail individuel. Et une à deux fois par semaine j’accomplis ce rite avec d’autres soufis. C’est notre travail collectif.

Jusqu’à la transe ?
Non. Nous sommes dans ce qu’on appelle les hal, les états de fulgurance, de lumière. On est à la fois ivre et sobre. Alors que dans la transe on est seulement ivre, donc incontrôlable. Mais pour atteindre cet équilibre-là il faut rencontrer un maître spirituel vivant. Et j’ai eu la chance d’être disciple de Sidi Hamza al Qadiri Boutchichi.

Comment avez-vous rencontré ce personnage si peu médiatique ?
À 19 ans, j’ai découvert les écrits spirituels de l’émir Abdel Kader, puis plus tard, Ibn Arabi. Mais je pensais que le soufisme n’existait plus jusqu’à ce que je lise Amadou Hampâté Bâ (décédé en 1991).
Ensuite, une multitude de faits m’ont orienté vers le Maroc. Je découvre Faouzi Skali, le fondateur du Festival des musiques sacrées, à travers un documentaire sur Fès ; j’apprends qu’il y a un maître vivant qui habite Oujda ; mon groupe, les NAP, envisage une tournée au Maroc… Autant de signes qui m’étaient destinés. Et me voici, en 1999, à Madagh.
Mon arrivée coïncide avec le Mouloud (naissance du Prophète). Le petit village est envahi par des visiteurs venus du monde entier. J’avais vécu, jusqu’ici, un islam fragmenté : les Algériens avec les Algériens, les Turcs avec les Turcs, les Sénégalais avec les Sénégalais. Et je découvre qu’on est tous ensemble dans l’islam.
On se rend chez Sidi Hamza. À cette époque, je me posais plein de questions d’ordre politique. Or, au milieu de toute cette foule assemblée, Sidi Hamza me regarde moi et dit en arabe : « Bienvenue à tous. Ici, on ne fait pas de politique ! » Dès qu’il prononce ces mots, quelque chose en moi explose.

Que vous a appris Sidi Hamza ?
Grâce à mon éducation soufie, j’ai appris à mettre chaque chose à sa place et, surtout, j’ai compris ce que c’était que d’aimer la France et le rôle essentiel de la laïcité. On peut être juif, chrétien, musulman, croire en Dieu ou non et, en même temps, être un citoyen parmi d’autres, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. En aucun cas nos croyances ne doivent parasiter notre rapport à l’autre.

Êtes-vous solidaire des sans-papiers ?
Je suis solidaire de tous ceux qui souffrent ! Sans exception. Séparer des familles, organiser des « rafles » devant les écoles, c’est inacceptable. Mais je respecte les responsables politiques. Ils ont été élus et ils seront ensuite jugés sur leurs actes. Lors des prochaines élections, Hortefeux devra assumer ses responsabilités car il se doit d’être porteur des principes de la France, à savoir liberté, égalité, fraternité. C’est la tradition de la France d’accueillir les étrangers.

Que pensez-vous des tests ADN ?
Mettons une étoile jaune tant qu’on y est !

Et l’élection d’Obama ?
C’est énorme. Ça va changer, en bien, la vision du monde. Même s’il se révèle ne pas être un bon président ! Ce qui importe, c’est ce qu’il représente.

Est-ce que vous êtes un homme riche ?
Oui, parce que la vraie richesse est intérieure ! Et en même temps, être riche, c’est être conscient de sa pauvreté essentielle.

Et en euros ?
J’ai la chance de pouvoir vivre de mon art. C’est merveilleux. Comme diraient les Américains, je suis béni.





jnoun735


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MessagePosté le: Mer 11 Nov - 20:34 (2009)    Sujet du message: Publicité

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