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France: polémique autours d'un meeting anti-islam à Paris et suisse - hollande - danemark et suéde e t surtout le crétin suédois viks - La nomination du dernier Prophète (p) MOHAMMÈD (S) - Les Imams d'Ahl-ul-Bayt (s) - 40 Paroles du Prophète et Imàm Ali

 
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jnoun735
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madagh

MessagePosté le: Sam 18 Déc - 23:23 (2010)    Sujet du message: France: polémique autours d'un meeting anti-islam à Paris et suisse - hollande - danemark et suéde e t surtout le crétin suédois viks - La nomination du dernier Prophète (p) MOHAMMÈD (S) - Les Imams d'Ahl-ul-Bayt (s) - 40 Paroles du Prophète et Imàm Ali Répondre en citant















دعاء بصوت السيد حسن نصرالله




علاقة الامام الحسين مع الله




le secret est la dans cette porte : la porte de L´IMAM ALMAHDI





 journal de tsr1 19.30
samedi 18 decembre 2010
http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#id=2807262

votre vision contre l´islam et les musulmans , laissez chaqu´un choisir sa religion ,les parties politiques europeens racistes d´extreme droite n´ont aucune chance de vaincre .
oscar freysinger je t´ordonne de la fermer avant que se soit un drame en suisse et en europe , vous étes entrain d´allumer la mêche, et je peux vous dire qu´on peut dominer le monde juste d´une petite seconde mais on veut pas avoir des sales histoires comme vous .l´udc - svp -cvp et autre parties politiques vont se déchirer entre eux en un peux de temps qui n´est pas loin . blocher et son marionette tony president du parti  udc ou svp n´est qu´ un gamin peureux il a peur de la mort qui l´attend et les suisses et le monde entier contre ce parti qui a dechiré la suisse et l´a rendu en mauvaise et pauvre etat , le udc -svp- cvp ect... racistes criminels et térroristes et qui s´enrichissent sur le dos des suisses et des étrangers doivent être jugées a la haye pour racismes d´états et des déscriminations racials. France: polémique autours d'un meeting anti-islam à Paris et suisse - hollande - danemark et suéde e t surtout le crétin suédois viks et ces caricatures sur le prophéte mohammed (s) .faite attention les parties raciste d´éxtréme droite ca vous couteras la vie - nous on veut la paix dans le  monde mais pas vous.anti-islam ca vous enmenneras un rien , vous allez vous détruire entre vous alors vous êtes responsables de vos actes  mais pas nous peuple de paix et de sagesse mais si voulez la guerre déclancherez la et on est prés a vous donnez des lecons devant l´univers entiers.2011 ca ne serait pas favorable a votre racisme et tueries des gens innocents - trafic d´armes - prostitutions - blanchiments d´argents - faux papiers - vous pouvez demander a WIKI LEAKS ce qui l´a piraté et enregistrer tous vos plans racistes et vos criminalités interieurs et extérieurs et les documents on les as hhhhh un jour vous serez surpris que vous ne pouvez même plus réspirer et le monde entier vous jugeras inchaâllahouta3ala. on vous attends si vous déclancher la guerre car c´est vous qui ont besoin de nous et pas nous qui auront besoin de vous racistes ,cruelles , térroristes car c´est vous les t´erroristes en plein sens des térmes car vous n´avez rien, aucune richesse, seulement du racisme ,de la haine envers vous et envers nous ca veut dire que vous êtes des peureux hhhhhhh parce que vos dossiers qu´on a sur les mains et bien tenues secrets militaires ,un jour viendra que vous seraient devant la justice . et justice soit faite par nous et non par vous. vous n´avez pas de pitié ni d´amour ect.. vous êtes des satans et vous serez perdant ,je suis sûr que je vous dit que vous avez mal a votre mauvaise conscience , vous avez declarez que vous êtes nos ennemis alors vous n´aurais aucune pitié de notre part pauvres racistes et je suis obligé de vous condamné parce que vous êtes des dechets nucléaires ect...vous n´avez plus un rond et vous ne savez pas ou allez alors je vais vous le dire baraque de racistes allez en enfer car votre politique  est toute fausse - alors vous n´avez rien a faire sur nos terres ,est-ce compris hhhhhhhh tanpis pour vous si vous venez chez nous ,vous n´avez plus de force ni de chance d´y intervenir et pour venir chez nous il faut le meriter avec la paix et le respect et si c´est la bataille que vous cherchez vous ne gagnerais pas ,y a un nouveau ére maintenant ce n´est plus comme avant ,on vous a sauvés plusieurs fois mais vous oubliés le merci que vous devez a des grands guerriés comme nous , j´ éspére que vous n´avez pas oublié l´histoire quand-même.l´union maghrébo-européene sera faite et c´ést deja éspérer avec plein d´espoir  pour enlever ces criminelles de parties politiques racistes . vous me faite pitié tas d´ignorants. j´éspére que vous aimez les surprises et bien on voila une hhhhhhh . udc - svp -cvp vous serez au chomage ou les suisses ou les peuples de vos pays vous tuerons et ca c´ést encore plus sûr hhhhh car on remarquent nous les guerriers detenants les secrets des secrets divins, et que vous les européens et occidentaux vous ne s´avez plus diriger l´europe ni l´occident et c ´ est a nous de le et de la faire diriger dans la voie du bien et non du mal comme vous faites ,je vois que vous avez des douleurs dans vos cerveaux ainssi que la peur et vous nou supplieras de vous aider hhhhh ca c´est encore plus et plus sûr . les temps ont changés hhhhhh ou on vies ensemble dans la paix mondial ou vous serez écraser , je vous ai prévenu , vous pensez de renvoyer les étrangers de l´europe et pourquoi ? parce que la peur vous hante de tous les crimes que vous avez commis ,ehh bien les étrangers et même les européens vous quittent et quitteront l´europe parce que ils ne vous font plus confiance et ils savent maintenant qu´ils ont été manipulés par vous et de voler leurs argents . ceux qui veut pas m´écouter et de mes prédictions que même mike schiva na pas ehh bien tanpis pour eux .rappellez-vous que notre vision et nos multivisions qu´on ne veut que du bien pour vous. alors réfléchissez avant le chaos ne se manifeste et ce déclanche en plus je vous prédit que l´europe deviendra totalement musulmanes pour que les gens vivent en paix et de justice propre et c´est pour cela que vous éssayer de faire peur au gens que l´islam est dangereux ,l´islam n´est pas dangereux car c´est la religion de la paix et l´islame vous servira les plateaux de paix et de justice proprement dite car vous les occidentaux vous avez des douleurs dans chaques coins du cerveau , de vos muscles affaiblis et dans chaque requoins de vos âmes et vos ésprits et vos égos sales.

le super prédicateur jnoun735
agents secrets specials dans tous les domaines.
72.1. Dis : «Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns, ayant entendu réciter le Coran, s’écrièrent : “Nous venons d’entendre là une merveilleuse lecture 72.2. qui met sur la voie de la droiture, et nous y avons cru ! Désormais, nous ne donnerons plus aucun associé à notre Seigneur, 72.3. dont la gloire est trop pure pour qu’Il Se soit donné une épouse ou un enfant,

72.4. comme le prétendait notre insensé qui proférait des extravagances sur le compte du Seigneur !

72.5. Et pourtant nous étions persuadés que jamais ni les hommes ni les djinns ne se permettraient de proférer de pareils mensonges sur le compte de Dieu.

72.6. Il est vrai que certains individus d’entre les hommes avaient cherché refuge auprès de quelques individus parmi les djinns. Mais cela ne fit qu’accentuer leur détresse.

72.7. En effet, ces humains croyaient comme vous, les djinns, que jamais Dieu n’enverrait de messager.

72.8. Nous avons frôlé le Ciel et nous l’avons trouvé plein de gardiens et de dards flamboyants ,

72.9. et alors qu’auparavant nous pouvions écouter ce qui s’y passait, aujourd’hui quiconque essaie de le faire risque d’être la cible d’un tison ardent, prêt à l’atteindre.

72.10. Aussi ne savons-nous guère si les habitants de la Terre sont voués au malheur ou si leur Seigneur veut les mettre sur la voie du bonheur.

72.11. Certes, il y a parmi nous des gens vertueux et d’autres qui le sont moins, car nous étions répartis en sectes différentes.

72.12. Mais nous n’avons jamais pensé que nous pourrions mettre en échec la puissance de Dieu sur Terre et encore moins nous y soustraire en fuyant ailleurs.

72.13. Aussi, ayant entendu la voix de la Vérité, nous y avons cru, car quiconque croit en Dieu n’aura à redouter ni dommage ni humiliation.

72.14. Et il y a parmi nous des croyants comme il y a parmi nous des prévaricateurs. Et ce sont les croyants qui ont opté pour la voie de la raison,

72.15. tandis que les prévaricateurs serviront de combustible à l’Enfer.”«

72.16. Et s’ils s’étaient maintenus sur la bonne voie, Nous les aurions comblés de Nos faveurs,

72.17. afin de les mettre à l’épreuve, car quiconque se détourne du rappel du Seigneur, Celui-ci lui infligera un supplice qui ira en s’aggravant.

72.18. En vérité, les mosquées sont la propriété exclusive de Dieu. N’y invoquez donc nul autre que Lui !

72.19. Lorsque le Serviteur de Dieu se leva pour L’invoquer, ils se pressèrent autour de lui, au risque de l’étouffer.

72.20. Dis-leur : «Je n’invoque que mon Seigneur, sans rien Lui associer.»

72.21. Dis-leur : «Je ne détiens aucun pouvoir de vous nuire ni de vous guider.»

72.22. Dis-leur : «En vérité, nul ne pourra me protéger en dehors de Dieu, et jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui !

72.23. Je ne puis que vous transmettre le Message de Dieu et vous avertir. Quiconque désobéit à Dieu et à Son Prophète sera voué à jamais au Feu éternel !»

72.24. Mais c’est quand ils seront mis en face des menaces qui leur étaient adressées qu’ils comprendront qui est le moins avantagé en secours et le plus faible en nombre.

72.25. Dis-leur enfin : «Mais j’ignore si ce dont vous êtes menacés est proche ou si mon Seigneur lui a fixé un terme plus éloigné,

72.26. car Lui Seul connaît le mystère dont Il ne révèle le secret

72.27. qu’à ceux qu’Il agrée comme messagers, et qu’Il fait précéder et suivre d’une escorte vigilante,

72.28. afin de S’assurer qu’ils ont bien transmis les messages de leur Seigneur, dont la science embrasse tous leurs faits et gestes, dans les moindres détails.»








IMAM HASSAN (as) Nom: Hassan (Shabbar) Parents: Imam Ali (a.s.) et sayyida Fàtémà (a.h.s.)

Kounyah: Abou Mohammad

Titre: Al Moujtabà (le choisi)

Naissance: 15 Ramazane 3 ans ap. Hijr (Madinà)

Décès: 7 Saffar 50 ans ap. Hijr (Madinà). Empoisonné par son épouse Jo’dà binté Asha’th. Inhumé à Jannatoul Baqi.


Naissance et enfance:

Il est né le mardi 15 Ramazàne 3 ans après Hijr. Le Prophète (S.W.A.) lui donna le nom de Hassan rapporté de Allah par l’ange Gabriel. Le Prophète dit à l’Imam Ali (a.s.): "Oh Ali! Tu es pour moi ce que Hàroune était pour Moïse. Le Prophète Hàroune avait 2 enfants appelés Shabbar et Shabbir. La traduction de Shabbar en arabe est Hassan."

Imam Hassan fut le premier petit-fils du Prophète (S.W.A.) et à la nouvelle de sa naissance le Prophète a sourit montrant ses dents (une des rares occasions de son bonheur intense).

Le 7è jour on a accompli l’aqikà et ce fut le premier Akikà en Islam. Le Prophète organisa un festin pour les gens de Madinà.

Il est né l’année où les batailles ont eu lieu et par conséquent il a ouvert les yeux dans un environnement de Djihàd.

Une fois quand Imam avait seulement 14 mois Abou Soufyàne est venu voir Imam Ali pour lui demender d’interceder auprès du Prophète en son nom. Comme Imam Ali refusait, voyant le jeune Imam, Abou Soufyàne a donné le Wàsstà de Imam Hassan. Alors Imam Ali lui a dit de s’adresser directement à Imam Hassan. Celui-ci saisi Abou Soufyàne par le nez en lui disant: "d’abord dit du fond de ton coeur Là élàhà illallàh puis j’intercèderais en ta faveur auprès du Prophète."

Il était l’image parfaite du Prophète et avait l’habitude d’écouter attentivement ses sermonts et ensuite de relater touts les Koutbà du Prophète (a.s.) à sa mère même à l’age de 4 - 5 ans. Une fois Janàbé Fàtémà le raporta à l’Imam Ali (a.s.), qui dit qu’il souhaitait aussi écouter son fils. Une fois il vint à la maison et s’est installé où Imam Hassan ne pouvait le voir. Quand Imam Hassan est arrivé et a commencé à relater ce que le Prophète avait dit, il s’est senti géné et ne pouvait commencer. Il dit à sa mère: "je sens comme la présence de mon père dans la maison et je ne peux continuer."

A la mort de Prophète, Imam Hassan avait 8 - 9 ans. Quand Abou Bakar monta sur le chaire pour délivrer son premier sermont, l’Imam entra dans la mosquée et lui dit de manière répétitive: "inzil- descend de la place de mon père." Abou Bakar fut obligé d’accepter et dit: "oui c’est la place de ton père."

Ce fut une enfance traumatisante, eu égard à l’injustice faite envers ses parents (la chute de la porte sur Bibi Fàtémà (a.s.) entraina la mort de Moshine (a.s.); la confiscation de Fadak et le fait de traîner Imam Ali (a.s.) à travers les rues de Madinà avec un noeud de corde autour de son cou).

Tout était fait pour inciter Imam Ali à faire un faux pas et de donner un prétexte aux Califes pour le tuer.

Imam Hassan et Houssen avaient une année de différence et ont grandis ensemble avec le même principe et le même but.



Son apparence:

Shaik Mohammad Moughniyàh dans son livre Ash Shià wal hakimoune cite que Ahmad ibné Abdoullàh écrit: "la teinte de l’Imam Hassan était blanche mélangé a du rouge. Ses yeux étaient très noirs et son visage n’était pas charnu. Sa barbe était garnie. Ses cheveux tombaient jusqu’a ses oreilles. Il avait des épaules larges, une stature moyenne, un visage beau, les cheveux bouclés et un bon physique. Personne ne ressemblait au prophète plus qu’Imam Hassan."


Quand l’Imam Ali a assumé la Califàte en 34 A.H. les batailles de Jamal, çiffine, Nahrawànne eurent lieus. Imam Hassan était le porte drapeau (Alamdàr) dans toute ces batailles et a contribué une part importante dans les victoires.

40 A.H.

Imam Ali fut martyrisé le 21Ramazàne de 40 A.H., l’Imam Hassan délivra son premier Koutbà après la mort de son père. Abdoullàh ibné Abbàs s’éleva et accepta l’allégence, suites auxquels tout les présents le suivirent dans l’allégeance. Cependant, quand l’Imam les demanda d’accomplir le Djihàd, ils quittèrent sa compagnie et préférèrent les promesses de richesses de Moawiyà. Moawiyà préparait une armée et avec 60 000 hommes se dirigea vers Iraq. L’Imam était contraint à se préparer à la guerre mais ceux à joindre son armée étaient peu et ceux qui le faisait succombaient à la corruption de Moawiyà. Le 21 Ramazàne 40 000 avaient accepté l’allégence mais 4 mois plus tard il ne réstait plus que 10 à 12 Personnes. Moawiyà a décrété l’indépendance. L’Imam Hassan voyant la "couleur" de ses soit disant supporteurs a délivré un serment leur disant que ceux qui avaient changés de coté pour aller vers Moawiyà le regretteraient et leur supplication (towbà) ne serait jamais accepté par Allah.


Traité de paix

Ceci est le traité entre Moawiyà-fils d’Abou Soufyàne et Hassan-fils de Ali.

1-que Moawiyà réspèctera les précèptes de Qour’àne et la Sounnate du Saint Prophète.

2-que les musulmans de l’empire islamique



Imàm Houssein ibné 'Ali, Le maître des Martyrs L'Imam Houssein (Sayyidous-Shohadâ <>
le deuxième fils d'Ali et Fâtimah, est né en l'an 4 de l'Hégire; après le martyre de son frère, l'Imam Hassan al-Modjtabâ, il devint Imam par Ordre divin et selon la volonté de son frère. L'Imam Houssein fut Imam pour une période de dix ans, dont la totalité, excepté les six derniers mois, coïncida avec le califat de Mou'awiyah .

L'Imam Houssein vécut dans des conditions de répression et de persécution des plus pénibles. Ceci parce que les lois religieuses avaient perdu beaucoup de leur poids et de leur crédit, alors que les édits du gouvernement omeyyad avaient acquis une puissance et une autorité totale. . L'Imam Houssein dut endurer toutes sortes d'humiliations de la part de Mou'awiyah et de ses collaborateurs; jusqu'à ce qu'au milieu de l'année 60, Mou'awiyah mourut et que son fils Yazid prit sa place.

ime. Suivant l'exemple du Prophète, les gens pensaient que l'allégeance, quand elle était prêtée librement et non par force, faisait utorité . Mou'awiyah demanda aux notables de prêter allégeance à Yazid mais n'imposa pas cette requête à l'Imam Houssein, Il avait dit à Yazid dans ses dernières volontés, que si Houssein refusait de prêter allégeance il devait faire comme si de rien n'était, car il avait bien compris les consé-quences désastreuses qu'aurait entrainées le recours à la force.

Mais à cause de son égoïsme et de sa témérité, Yazid négligea le conseil de son père et, immédiatement après la mort de ce dernier, ordonna au gouverneur de Médine d'obtenir de force un serment d'allégeance de l'Imam Houssein, ou alors d'envoyer sa tête à Damas.

Le séjour de l'Imam Houssein à la Mecque se prolongea jusqu'à l'époque du pèlerinage, alors que des musulmans de toutes les régions du monde arrivaient par groupes pour accomplir les rites du Hadjdj . L'Imam découvrit que quelques uns des partisans de Yazid étaient entrés à la Mecque comme pèlerins, avec mission de le tuer pendant les rites du Hadjdj, à l'aide d'armes cachées sous leurs habits de pèlerins (ihràm).

L'Imam abrégea les rites du pèlerinage et décida de partir. Il se dressa au milieu de la grande foule des pèlerins et, en un bref discours, annonça qu'il s'apprêtait à partir pour l'Iraq. Dans ce discours, il déclara également qu'il tombera en martyr et demanda aux musulmans de l'aider à atteindre le but qu'il s'était fixé et d'offrir leurs vies sur le chemin de Dieu. Le jour suivant, il partit avec sa famille et un groupe de ses compagnons pour l'Iraq.

L'Imam Houssein était déterminé à ne pas prêter serment d'allégeance à Yazid A soixante dix kilomètres de Kouffa dans un désert nommé Karbala, l'Imam et son entourage furent encerclés par l'armée de Yazid: Pendant huit jours, ils demeurèrent là, alors que l'encerclement se rétrécissait et que le nombre des ennemis augmentait. Finalement l'Imam, avec sa famille et un petit nombre de ses compagnons furent encerclés par une armée de trente mille soldats.

il ordonna d'éteindre les lumières et la plupart de ses compagnons, qui l'avaient rejoint par intérêt personnel, se dispersèrent. Seuls restèrent une poignée de ceux qui aimaient la vérité - environ quarante parmi ses proches collaborateurs - et quelques uns des Banou Hâchim. De nouveau, l'Imam rassembla ceux qui restèrent et les soumit à une épreuve. Il s'adressa à eux. Chacun pouvait tirer avantage de l'obscurité de la nuit et échapper au danger. Mais cette fois, les fidèles compagnons de l'Imam répondirent, chacun à sa manière, qu'ils ne dévieraient pas un seul instant du chemin de la vérité dont l'Imam était le guide et qu'ils ne l'abandonneraient jamais. Ils dirent qu'ils défendraient sa famille jusqu'à leur dernière goutte de sang et aussi longtemps qu'ils pourraient tenir un sabre à la main.

Au neuvième jour du mois, un dernier ultimatum l'invitant à choisir entre " prêter serment d'allégeance ou la guerre " fut adressé à l'Imam par l'ennemi. L'Imam demanda un délai pour prier toute la nuit et se détermina à entrer dans la bataille le jour suivant. Au dixième jour de Moharram de l'an 61 (680), l'Imam s'aligna en face de l'ennemi avec son petit groupe de fidèles, de moins de quatre vingt dix personnes se composant de quarante de ses compagnons, et de trente membres de l'armée ennemie qui l'avaient rejoint pendant la nuit et le jour de la bataille ainsi que de sa famille hâchimite: enfants, frères, neveux, nièces et cousins.



SON ENFANCE L'Imam Houssein est le fils d'Ali(as) et Fatima Zahra(as) il est né le 3 Cha'bane de la 4ème année de l'Hégire. Le prophète(sas) fut ravi lors de cette naissance, cette bonne nouvelle et dés qu'il en eut connaissance, il accourut auprès de sa fille lorsqu'elle eut accouché de ce deuxième enfant.
Comme pour son ainé al Hassan(as), al Hussein(as) eut comme mentor le prophète(sas) ainsi que ses parents, le meilleur des entourages possibles pour une parfaite éducation.
C'est Mohammed(sas) lui-même qui récita les premières invocations à l'oreille de son petit-fils al Hussein(as) tout comme il l'avait fait auparavant à al Hassan(as).
Le septième jour de sa naissance, l'Imam Ali(as) fit le sacrifice du mouton et distribua la viande aux pauvres et aux orphelins.
Le prophète(sas) aimait beaucoup al Hussein(as) et lorsqu'il lui fut révélé son futur martyr, il ne put plus jamais supporter ses pleurs de nourrisson. Aussi, depuis ce jour, il ne cessa de répéter autour de lui ces paroles concernant al Husseyn(as).
"Al Hussein est de moi et moi, je suis d'al Hussein ! Il sera un Imam et est le fils d'un autre Imam ! De sa descendance proviendra neuf autres Imams dont le dernier sera al Mahdi qui réapparaitra vers la fin des temps pour remplir la terre de justice et d'équité, alors qu'elle aura été remplie d'injustice et d'iniquité."
Aujourd'hui des millions de musulmans à travers le monde se remémmorent chaque année ce récit tragique, pour que personne ne l'oublie.
LA'ANATOU LAHA 'ALA DZALIMINE
QUELQUES PAROLES DE L'IMAM AL HUSSEIN(as)
-Je ne vois en la mort qu'un bonheur et en la vie parmi les injustes qu'une angoisse.
-Les gens sont les esclaves de cette vie alors qu'ils tâtent à peine la religion. Ils continuent à garder cette dernière tant qu'elle leur rapporte du bien, mais dés qu'ils sont touchés par l'épreuve, les religieux deviennent rares.
-Si vous n'arrivez pas à ètre de bons croyants alors au moins soyez des hommes libres.
As-Salam alayk ya ibno Rassoulillah(sas)



Le Coran la baptisée « KAWTHAR », ce qui signifie abondance, profusion... Plus concrètement l'heure était au bouleversement, à la révolution menée par un père et sa fille. Le père, il s'agit de sa Majesté le Prophète, Muhammad, miséricorde pour les mondes.
La fille, enfant du Messager et de Hazraté Khadija, c'est Fatema dit « az-Zahra »
Farida
Fatema la radieuse
Fille du prophète Mohammed et de Khadija (AS), Fatema est née le 20 Jumada second à la Sainte Mecque, cinq années après le début de la Révélation de la Sainte Écriture Coranique. Elle fera partie de l'émigration imposée par les censeurs mecquois, polythéistes, idolâtres et superstitieux qui refusaient d'accréditer la charge de Messager confiée par Dieu, exalté soit-il, à son bien aimé Prophète Mohammed (SAW). Son Martyre a eu lieu le 3 Jumada second, durant la troisième année de l'hégire, à Médine. L'endroit de ses funérailles sera tenu au secret par son époux, L'Imam Ali (AS) et leurs proches, selon les dernières volonté de Fatema Az-Zehra.


Épouse de Ali Ibn Abî Talib et mère d'Al Hassan et d'Al Hossein, elle fut la seule fille du prophète qui jouit d'une grande renommée.

Soit parce qu'elle vécut plus près de son père, resta plus longuement en vie et lui donna une nombreuse descendance qui se répandit dans tout le monde musulman.

Soit parce que sur elle se réfléchissent les grandeurs de son père et l'importance qu'eurent dans l'histoire son mari et ses fils.

Soit parce qu'avec le temps, les musulmans lui découvrirent des qualités extraordinaires.

Il fut demandé au sixième Imam Sadecq (AS): « Pourquoi Fatema s'appelait-elle Zehra ? » -Zehra signifie « briller ». Lorsque Fatema se trouvait dans le Mirhab - lieu avancé dans la mosquée - la lumière qu'elle dégageait était visible par tous les habitants des cieux, autant que la lumière des étoiles est visible par tous les habitants de la terre. C'est pour cette raison qu'elle fut aussi appelée Zehra. Loin de vous toute idée qui voudrait faire de Fatema une femme commune ! Elle est tellement radieuse qu'elle a mérité d'être la femme aux 11 noms*


Résumé biographique de Sayyida Fatima Zahra (ahs)


Cinq ans après la déclaration de Prophétie de l’Islàm par Mohammad ibné Abdoullàh (saw), est née Janàbé Fatéma Zéhra (ahs), le 20 Jamàdi oul Akhar, à Makkà, huit ans avant l’hégire ( an 615).

Ses parents, le Prophète Mohammad (saw) et Bibi Khadija (ahs) sont tous deux descendants du Prophète Ibrahim (as).

Un jour, un révélation invita notre Prophète à se retirer hors de la ville et à méditer pendant 40 jours. A la fin de cette période, de la nourriture de Jannat fut apportée au Prophète avec la bonne nouvelle qu’Allàh S.T. le comblera d’un enfant.

Peu après, Bibi Khadija (ahs) se sentit envahie d’un parfum rafraichissant qui ne la quittait plus. Le Prophète lui dit que c’est parce qu’elle portait Janàbé Fatéma (ahs).

Au moment de la naissance de l’enfant, les femmes de Makka ont réfusé d’aider Bibi Khadija (ahs) car elle soutenait le Prophète et l’Islàm, alors Allàh S.T. a envoyé l’âme de quatre Dames du Paradis pour assister, à savoir:

-Bibi Sarah (ahs), l’épouse du Prophète Ibrahim (as),

-Bibi Maryam (ahs), la mère du Prophète Issà (as),

-Oummé Koulsoum, la soeur du Prophète Moussa (as),

-Bibi Aassyia (ahs), l’épouse de Firaunn.

Dans son enfance, Janàbé Fatéma (ahs) a enduré pendant trois ans les difficultés de la vallée desertique de "Shib-é-Abi Talib", où les musulmans se sont exilés suite aux persécutions des Mecquois.

Son comportement fut un exemple parfait de femme musulmane et a montré que le Hijab n’inhibait nullement l’intelligence. Elle a perdu sa Mère Bibi Khadija (ahs) à l’âge de cinq ans.

Elle prenait beaucoup soin de son père, Le Prophète de l’Islàm, surtout quand il était agressé par les Quoreishes et revenait à la maison ensanglanté après les prêches pour l’Islàm. C’est pourquoi elle reçu le titre de "Oummé Abihà" (Mère de son père).

Plusieurs prétendants souhaitaient se marier avec elle, mais le Prophète repondait qu’il attend le commande-ment d’Allàh ST.

Imam Ali (as) a été choisi par Allàh et ils se marièrent le plus humblement et simplement en 2 AH (an 624).

Elle fut une épouse parfaite et partageait le travail menager avec son aide Bibi Fizzà.

Le Sourat "Al Dahrr" (Coran 86:01-31) fut révélé pour l’honneur de la maison de Janàbé Fatéma (ahs).

Elle devint une mère exemplaire de quatre enfants :

-Imam Hassan (as),

-Imam Houssein (as),

-sayyidatouna Zaynab (ahs),

-Oummé Koulsoum (as).



Un cinquième enfant, H. Mohsin (as), est décedé en son sein au moment où les persécuteurs sont entrés par la force chez elle, en poussant avec violence sur elle la porte d’entrée, après la mort du Saint Prophète (saw). Une parcelle de terrain (Baghé Fadak) que son père Le Saint Prophète (saw) lui avait offert a été confisqué par le Kalifat, après la mort du Prophète. Elle se présenta au Tribunal pour réclamer son dû, non pas pour la valeur matérielle du terrain, mais pour montrer au monde que l’acquisition du pouvoir temporel ne permettait pas de casser les lois d’Allàh ST. Le sermon qu’elle a délivré à ce moment montre la profondeur de sa connaissance et de son intelligence. Elle est la seule fille de Prophète dont est issu le " Ahl-oul-beit (les gens de la maison du Prophète saw).

Elle fut la seule femme au "Moubàhilà" où elle a accompagné le Prophète (saw) , Imam Ali (as) et ses deux enfants Imam Hassan (as) et Imam Houssein (as) pour la confrontation contre les Chrétiens de Najran le 24 Zil Hajj du 9 AH (an 630). Coran (3:58 à 60). Les Chrétiens ont abdiqué devant le Prophète.

Après le décès du Prophète (saw), Janàbé Fatima (ahs) survécut seulement 75 jours. Elle décéda le 3 Jamadil Akhar du 11 AH, à l’âge de 18 ans (an 632).

Imam Ali (as) l’enterra durant la nuit conformément au voeux de son épouse qui souhaitait que n’assistent pas à ses funérailles ceux dont elle était mécontente.

Elle est inhumé à Madina, mais l’endroit exacte de sa tombe est en réalité inconnu.

Jannat-oul Baqi ? Masjidé Nabwi ?



Ali ben abi taleb



que les prieres et le salut d ' Allah soient sur lui est né le vendredi 13 rajab 24 ans avant l' HEGIRE (17 mars 599 ou 600 gregorienne) { notez : le 17 mars est né l ampereur du japon Shijo, le roi James 4 de scotland,l ingenieur DAIMLER, le grand pere de mercedes} au sein d AL KAABA la premiere mosquée battie sur terre. Sa mere est Fatima bent assad.Il est le premier à devenir musulman apres la femme du prophete Khadija que les prieres et les salutations d allah soient sur eux.Durant la bataille de khaibar , le prophete lui a donné le drapeau de l armée en tant que chef, en le qualifiant d'homme aimé par Allah et aimant Allah .Rien quavec la force de ces mains il a pu enleverr literalement le grand portail du fort ou les ennemies etaient retranchés. Que Disent les Non Musulmans à Propos d’Ali? LE PREMIER SUCCESSEUR DU PROPHÈTE MOHAMMAD
(Que la Paix et le Salut soient sur eux)
« C’est ainsi qu’Allah énonce clairement pour vous Ses versets, peut-être raisonnerez-vous ! » (Coran 2 :242)
L’Imam 'Ali ibn Abi Talib était le successeur du Prophète Mohammad, (que la paix soit sur eux). Voici une sélection de courtes citations à son sujet, venant d’une grande variété de personnalités appartenant à d’autres croyances et comprenant des universitaires, des écrivains, des philosophes, des poètes, des politiciens, et des partisans de l’activisme.

Simon Ockley
(1678-1720) Professeur d’Arabe à l’Université de Cambridge.

« L’un des points caractéristiques méritant d’être notifié est que sa mère le mit au monde à la Mecque, dans la maison sacrée (la Kaaba) elle-même; chose qui n’est arrivé pour nul autre personne que lui. »

[History of the Saracens, Londres, 1894, p. 331]

Washington Irving
(1783-1859) Reconnu comme étant le “premier homme de lettre Américain”.

- « Il était de la plus noble des branches de la très noble race Qoreich. Il possédait les trois qualités les plus prisées des Arabes : le courage, l’éloquence, et la générosité. Son esprit intrépide lui avait valu le surnom de Lion de Dieu de la part du Prophète. Les exemples de son éloquence demeurent dans certains versets et paroles conservés parmi les Arabes; et sa générosité s’est manifesté à tous lors du partage, tous les vendredis, de ce qui restait du trésor public parmi les gens. De sa magnanimité, nous avons apporté des exemples répétés; il avait un dégoût certain pour tout ce qui était illégal et vil, et sa conduite était exempte de la moindre chose pouvant ressembler à une quelconque intrigue égoïste. »

[Lives of the Successors of Mahomet, Londres, 1850, p. 165]

- « Il fut l’un des derniers et des plus méritants, des premiers musulmans. Il imbiba sa relation amicale avec le Prophète, de son enthousiasme religieux et préserva jusqu’au bout l’exemple de sa simplicité. Il est estimé à titre honorifique comme étant le premier Calife qui apporta certaines protections aux Belles-Lettres. Souvent il se laissait aller à ses humeurs de poète, et beaucoup de ses maximes et de ses proverbes ont été préservés, et ont été traduits dans différentes langues. Son sceau portait cette inscription : « le royaume appartient à Dieu ». L’une des ses paroles démontre bien le peu d’importance qu’il donnait aux gloires transitoires de ce monde, « La vie est, mais telle l’ombre d’un nuage – le rêve d’un dormeur. »

[Lives of the Successors of Mahomet, Londres, 1850, p. 187-8]


[Islam Under the Arabs, 1876, p. 120]

Thomas Carlyle
(1795-1881) Historien écossais, critique, et écrivain sociologue.

- «, quant au jeune ‘Ali, nul n’a été son pareil. Une créature à l’esprit noble, comme il l’a montré lui-même, maintenant et aussi par la suite; plein d’affection, d’une audace fougueuse. Il avait quelque chose de chevaleresque ; brave comme un lion; ayant pourtant une certaine grâce, tel un vrai et attachant, brave homme de la chevalerie chrétienne. »

[On Heroes, Hero-Worship, And the Heroic in History, 1841, Lecture 2: The Hero as Prophet. Mahomet : Islam., May 8, 1840)]

Edward Gibbon
(1737-1794) Considéré comme étant le plus grand historien britannique de notre temps.

- « Le zèle et la vertu d’‘Ali n’ont jamais été devancés par aucun nouveau prosélyte .Il réunissait les qualités de poète, de soldat et de saint; sa pensée reste préservée dans un recueil de paroles morales et religieuses; et tous ses opposants, aussi bien dans les combats par l’épée ou la langue, étaient subjugués par son éloquence et ses qualités. Dès la première heure de sa mission jusqu’à la cérémonie de ses funérailles, le Messager na jamais été délaissé par l’ami généreux, qu’il se plaisait à nommer son frère, son successeur, et le fidèle Aaron pour un deuxième Moïse. »

[The Decline and fall of the Roman Empire, London, 1911, volume 5, pp. 381-2]

Philip Khuri Hitti
(1886-1978) Professeur en Langues Sémitiques à L’université de Princeton



Philip Khuri Hitti (1886-1978) Professeur en Langues Sémitiques à L’université de Princeton - « Voyant durant la bataille, sage en conseil, éloquent en discours, fidèle envers ses amis, magnanime envers ses ennemis, il est devenu à la fois le modèle de la noblesse et de la charité musulmane (futuwah) et le Salomon de la tradition arabe, autour de son nom se sont rattachés d’innombrables poèmes, proverbes, récits et anecdotes. »

[History of the Arabs, London, 1964, p. 183]

Sir William Muir
(1819 - 1905) Erudit écossais et homme d’état. Tenant le poste de Secrétaire étranger dans le gouvernement indien, en tant que Lieutenant Gouverneur des Provinces du Nord-Est.

- « Doué d’une intelligence sans faille, chaleureux en affection, et se fiant volontiers à des relations amicales, il était l’adolescent dévoué de coeur et d’esprit au Prophète. Simple, calme et non ambitieux; quand après quelques temps il obtint la direction de la moitié du monde musulman, il ne fit que pousser un soupir. »

[The Life of Mahomet, London, 1877, p. 250]

Dr. Henry Stubbe
(1632-1676) Classiciste, polémiste, physicien, et philosophe.

- « Il méprisait pour le monde d’ici-bas, sa gloire et ses fastes, il craignait infiniment Dieu, donnait beaucoup d’aumônes, et était juste dans toutes ces actions, humble et affable; d’un jugement extrêmement rapide et d’une ingéniosité peu commune, il était extrêmement érudit, non dans les sciences aboutissant à des spéculations mais dans celles tendant à la pratique. »

[An Account of the Rise and Progress of Mahometanism, 1705, p. 83]

Wilferd Madelung
Professeur d’arabe à l’Université d’Oxford

- « Face au stratagème des Umayyades prétendant légitimer la souveraineté en Islam en tant que représentants de Dieu sur terre, et en voyant la supercherie des Umayyades, un gouvernement arbitraire et divisé, une rétribution vindicative, ils en sont venus à apprécier son honnêteté, son inflexible dévotion pour que règne l’Islam, son extrême loyauté personnelle, son comportement égalitaire envers tous ses partisans, et sa générosité allant jusqu’à pardonner ses ennemis en défaite. »

[The succession to Muhammad: a study of the early caliphate, Cambridge, 1997,

pp. 309-310]

Charles Mills
(1788 - 1826) Ecrivain- Historien célèbre de son temps.

- « En tant que chef de la famille Hashem, cousin et fils adoptif que respectaient les Arabes …, Il est certes, étonnant qu’Ali n’ait pas été fait

Calife immédiatement après la mort de Mohammad. A l’avantage de sa naissance et de son mariage; s’ajoutait aussi sa relation amicale avec le

Prophète. Le fils d’Abu Talib était l’un des premiers convertis à l’Islam et

Mohammad aimait à l’appeler le Aaron d’un second Moïse. Ses talents d’orateur et son intrépidité en tant que guerrier ont été reconnus par une nation entière, pour laquelle un jugement courageux est une vertu et l’éloquence une sagesse. »

[An history of Muhammedanism, London, 1818, p. 89]



Imam Djaffar Sàdeq (as) L'Imam Djaffar Ibn Mohammad, as Sâdeq, fils du cinquième Imam, est né en 83/702. I1 mourut martyr en 148/765 selon les traditions chi’ites, empoisonné par ordre du calife Abbasside, al Mansûr. Après la mort de son père, il devint Imam par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Durant son imamat, le sixième Imam, jouit de plus grandes libertés et d'un climat plus favorable pour la propagation des enseignements religieux. Ce répit fut la conséquence de révoltes en terre islamique, notamment le soulèvement de Moswaddah visant à renverser le califat omeyyade, et des guerres sanglantes qui aboutirent finalement à sa chute. Les circonstances plus favorables à l'enseignement chi’ite étaient aussi le résultat du terrain que le cinquième Imam avait préparé pendant son imamat de vingt ans par la propagation des enseignements véritables de l'Islam et des sciences de la famille du Prophète.

L'Imam profita des circonstances pour répandre les sciences religieuses tout au long de son imamiat, contemporain de la fin des omeyyades et du début du califat Abbasside. Il instruisit plusieurs savants dans les différents domaines des sciences spéculatives et traditionnelles (aqli' wa naqli) tels Zarârah, Mohammad Ibn Muslim, Mu'min Tâq, Hishâm Ibn Hakam, Abân Ibn Taghlab, Hishâm Ibn Salim, Hurayz, Hishâm Kalbi Nassâbah et Djâbir Ibn Hayân l'alchimiste. Même certains savants sunnites importants comme Sufyân Thawri, Abu Hanifah, le fondateur de l'école Hanafi, Qâdî Sukûni, Qâdî Abu al Bakhtari, et d'autres, eurent l'honneur d'être parmi ses étudiants. On raconte que de ses cours sortirent quatre mille savants dans le hadith et autres sciences. Le nombre de hadiths rapportés des cinquième et sixième Imams dépasse celui des hadiths rapportés du Prophète et des autres dix Imams réunis.

Mais vers la fin de sa vie, l'Imam fut soumis à de sévères restrictions de la part du calife Abbasside, al Mansûr , qui ordonna de torturer et d'assassiner beaucoup de descendants du Prophète qui étaient chi’ites, du point qu'il surpassa en cruauté les Omeyyades. Sur ses ordres, ils furent arrêtés par groupes, certains jetés dans des prisons profondes et sombres et torturés jusqu'à la mort; d'autres furent décapités, enterrés vivants ou placés dans les fondations ou entre les murs de constructions et emmurés vivants.

Hishâm, le calife omeyyade, avait ordonné que le sixième Imam fut arrêté et en présence de son père, le cinquième Imam, emmené a Damas. Plus tard, l'Imam Sadiq fut arrêté par Saffâh, Ie calife Abbasside, et emmené en Iraq. Finalement Mansûr le fit arrêter de nouveau et emmener à Sâmarrah où il fut gardé à vue. Mansûr était rude et irrespectueux envers l'Imam et projeta plusieurs fois de le tuer. Finalement l'Imam fut autorisé à retourner à Médine où il passa le reste de sa vie dans la retraite, jusqu'à ce qu'il soit empoisonné à la suite des intrigues de Mansûr.

A l'annonce de la nouvelle du martyre de l'Imam, Mansûr écrivit au gouverneur de Médine, lui ordonnant de se rendre à la maison de l'Imam sous prétexte d'exprimer ses condoléances à la famille, et de demander à voir et à lire le testament de l'Imam. Quiconque était choisi par l'Imam comme son héritier et successeur devait être décapité sur place. Le but de Mansûr était évidemment de mettre un terme à toute la question de l'imamat et des aspirations chi’ites. Quand le gouverneur de Médine, conformément aux ordres reçus, lut le testament, il vit que l'Imam avait choisi quatre personnes plutôt qu'une seule pour administrer son testament : le calife lui-même, le gouverneur de Médine, Abdallah Aftah, le fils aîné de l'Imam et Mussa, le plus jeune fils. De cette manière le complot de Mansûr échoua.



SON ENFANCE L'Imam Ja'far ibn Mohammed dit as-Sadeq (as) est né à Médine, le 17 Rabi'a awwal de l'année 83 de l'Hégire. Il était le 6ème Imam de la descendance du Saint prophète Mohammed (sas), son père était le 5éme Imam de l'Islam Mohammed al Baqr (as) Parmi ses surnoms il avait as-Sadeq (le véridique), al-Fadil (le gracieux) et at.-Tahir (le pur).Sa mère Oum Farwah bint al Qasim ibn Mohammed ibn abou Bakr. L'Imam Ja'far as-Sadiq a été éduqué durant 12 ans par son grand-père Zayn al abidine(as)à Médine, alors qu'il était adolescent , puis il reçut exclusivement les enseignements de son père, Mohammed al Baqr(as) pendant 9 ans. SA MORALE Son oncle Zayd ibn Ali, fils de Zayn al abidine(as) et frère de Mohammed al Baqr(as) avait choisi de s'insurger contre le despotisme du pouvoir Caliphale en rejoignant les rangs des martyrs. Bien que Zayd avait choisi une ligne d'action différente que celle de son neveu, il nous laissa ce précieux témoignage concernant l'Imam Ja'far as-Sadeq (as) :
"Pour chaque temps, il existe un homme issu des Ahloul Bayt (as) qui est un argument d'Allah pour ses créatures !

Et l'argument de notre temps est assurément mon neveu Ja'far ibn Mohammed (as). Quiconque le suit ne s'égare jamais, quiconque s'oppose à lui n'aboutit jamais à la bonne voie !"

Malik ibn Anas (fondateur de l'école Malikite) dit de l'Imam as-Sadeq (as) :

"Par Allah, je n'ai jamais vu de meilleure personne que Ja'far as-Sadeq; son désintérêt des biens de ce monde, sa piété, sa dévotion et sa pratique de l'Islam sont inégalables !"

Malik ibn Anas fut en effet le disciple de l'Imam Ja'far as-Sadeq (as) tout comme le fut également un homme surnommé abou Hanifah (fondateur de l'école hanafite) qui dit de l’Imam (as) :

"Si je n'aurais suivi ses préceptes durant 2 années, je me serais perdu !"

Malheureusement, plutôt que de continuer leur précieux apprentissage auprès de l'Imam as-Sadeq (as), ces 2 hommes préférèrent apporter leurs propres conclusions et interprétation de l'Islam et de la Sunna.
Un jour, l'Imam as-Sadeq (as) était en compagnie d'un de ses disciples et ils se dirigeaient vers le marché.
L’Imam (as) montait alors un âne et arrivé près du marché, il descendit avec une grande rapidité pour accomplir une longue prosternation puis se releva.
Son compagnon lui demanda la cause de son geste et l'Imam as-Sadeq (as) répondit :
"Lorsque je me suis rappelé le bienfait d'Allah, je lui ai fait cette prosternation de reconnaissance et de remerciement." Un jour l’Imam (as) était dans son champ, vêtu d'un drap épais et tenant une pelle à la main. Un de ses disciple passa par là et assista à la scène et lui dit : "Que je sois sacrifié pour toi ! Donne-moi cette pelle pour que je fasse ce travail pour toi ! Sur ce l’Imam (as) lui répondit :

"Non, j'aime bien que l'homme peine sous le soleil à la recherche de la provision de sa vie."



SON IMAMAT La période de son Imamat a coïncidé avec une ère mouvementée de l'histoire islamique qui a vu la chute du Califat Omeyyade et l'avènement du Califat Abbaside. Les guerres internes et les bouleversements politiques provoquaient des disfonctionnements dans le gouvernement Omeyyade. Ainsi, l’Imam (as) vécut durant le Califat Omeyyade et Abbasside d'Abdoul Malik en passant par Marwan al-Himar jusqu'au premier Califat Abbasside d'abou al-Abbas as-Saffah et celui du frère de ce dernier al-Manssour. Ce fait n'est pas vraiment dut à une longévité particulière ou d'une magnanimité du Califat, mais à la politique de renversement de ces 2 Dynastie pour le pouvoir. Ce qui fait que l'Imam as-Sadeq (as) a été laissé en paix ce qui lui permis de pratiquer et prodiguer paisiblement l'Islam suivant les enseignements du prophète (sas). Les derniers jours de la Dynastie Omeyyade qui s'effondrait peu à peu, les Abbassides ont exploités cette occasion pour se servir de cette instabilité politique, en se proclamant du titre de"Vengeurs des Banou Hachim ". Ils ont feint de soutenir la cause des Ahloul Bayt (as) en prétendant faire périr les Omeyyades pour le sang injustement versé de l'Imam al Hussein (as), des autres Imams (as) et des martyrs. Les musulmans qui gémissaient sous le joug des Omeyyades ont été dégoûtés de leurs atrocités et ils aspiraient secrètement au retour du vrai islam de Mohammed (sas) par le biais de ses descendants. Ils se sont rendus compte que si la conduite de l'Islam allait aux AhloulBayt(as), qui étaient héritiers légitimes du prophète(sas), le prestige de l'Islam en serait mis en valeur et que les enseignements du prophète(sas) seraient véritablement propagés. Cependant, les Abbasides avaient secrètement fait voeux de saisir le pouvoir des mains Omeyyades pour leurs propres compte et non pour rétablir ce qui avait été bafoué durant tant d'années. Les musulmans ont été ainsi trompés en les soutenants contre les Omeyyades. Après la mort du Calife abou al-Abbass, son frère al Manssour prit le pouvoir qui était encore très fragile. En réalité, al Manssour pourrait être qualifié comme le véritable fondateur de la Dynastie Abbasside, il était tellement sournois que certains le considéraient comme le nouveau Mo'awya.
La comparaison n'est pas fausse et lorsqu'il s'agissait de machiavélisme, la balance penche du côté d'al Manssour !


En effet, ce tyran ne fut pas reconnaissant envers ceux qui étaient les précurseurs de son pouvoir, il exécuta même son chef des armées abou Mouslim al Khourassani.
L'Imamas-Sadeq (as) savait bien que seul un musulman pieux, sans limite religieuse pouvait être accepté par les musulmans après l'effort qu'ils avaient fournis pour renverser les Omeyyades. Mais fort des expériences de ses aïeux et Imams prédécesseurs il demeura loin du centre politique du pouvoir Abbasside et évita même de rencontrer le Calife al Manssour.
(Rappelons que les Imams Ali (as), al Hassan (as), al Hussein (as), Zayn al abidine (as) et Mohammed al Baqr (as) ont déjà payés de leurs vies et que l'Imam as-Sadeq propageait à son entourage les préceptes des Ahloul Bayt (as).)


Al Manssour se sentit offensé de l'attitude de l'Imam as-Sadeq (as) qui ne voulant pas le rencontrer, injustifié son pouvoir à juste titre.
Al Manssour fit convoquer l’Imam (as) et lorsqu'il fut en face de lui, lui dit :
"Pourquoi ne me visite pas comme le font tous les gens ?" L’Imam (as) répondit :

"Dans ce bas monde, tu n'a rien sur quoi je puisse te redouter ! En outre, tu ne détient rien qui pourrait me servir pour l'au-delà !"

"Par ailleurs, tu n'est ni dans une grâce pour que nous en félicitions, ni dans un malheur pour que je te présente mes condoléances."



Al Manssour se sentit offensé de l'attitude de l'Imam as-Sadeq (as) qui ne voulant pas le rencontrer, injustifié son pouvoir à juste titre. Al Manssour fit convoquer l’Imam (as) et lorsqu'il fut en face de lui, lui dit : "Pourquoi ne me visite pas comme le font tous les gens ?" L’Imam (as) répondit :

"Dans ce bas monde, tu n'a rien sur quoi je puisse te redouter ! En outre, tu ne détient rien qui pourrait me servir pour l'au-delà !"

"Par ailleurs, tu n'est ni dans une grâce pour que nous en félicitions, ni dans un malheur pour que je te présente mes condoléances."

Al Manssour répondit, "Accompagne-moi afin de me conseiller !" L’Imam (as) lui répondit : "Quiconque aurait aimé la vie de ce monde ne t'aurait pas conseillé et quiconque aurait aimé la vie de l'au-delà ne t'aurait pas accompagné !" Après cette entrevue, al Manssour décida d'organiser une campagne de dénigrement contre l'Imamas-Sadeq (as) et ses ancêtres (as). Pour ce faire, il ordonna à son gouverneur de Médine de saisir toute occasion favorable de calomnier l’Imam (as) et de rabaisser la Noblesse de son aïeul, Ali Amir al mou’minine (as).
Par la suite, al Manssour qui n'avait pas réussit sa campagne de calomnies envers l’Imam (as) le laissa en paix pendant de longues années, car son pouvoir devait être stabilisé.


MORT DE L’IMAM (as)
Al Manssour résista de longues années avant de faire assassiner l'Imam as-Sadeq car il lui fallut de longues années pour que son pouvoir soit stable.
Puis, il prit la décision d'agir selon la tradition Omeyyade consistant à tuer l'Imam l'époque !
Il ordonna que l’Imam (as) soit empoisonné et Ja'far as-Sadeq mourut le 25 Chawal de l'an 148 de l'Hégire en Martyre comme les autres Imams, il était âgé de 65 ans.
QUELQUES PAROLES DE L'IMAM JA'FAR AS-SADEQ (as)

-Trois genres de personnes ne recevront que le bien : Les silencieux, ceux qui évitent le mal et ceux qui se rappellent Allah (dikr).
-Le sommet de la fermeté se situe dans la modestie.
-La valeur originelle de l'homme est déterminée par sa raison ('aql).
-La valeur de son appartenance familiale est déterminée par sa religiosité.
-La valeur de sa générosité est sa piété.
-Les hommes sont égaux de part leur appartenance à Adem (as).
-Craignez bien de faire l'injustice, les souffrances des victimes de l'injustice s'élèvent vers le ciel.
-Il y a trois choses sans lesquelles le monde ne peut se réformer (changer dans le bien) :
-la sécurité, la justice et la fertilité.

As-Salam alayk ya ibno Rassoulillah(sas)
............
Le regard de l'enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration.



La nomination du dernier Prophète (p) La nomination du dernier Prophète Mohammed passa un mois dans la Cave de Hirâ', une petite dépression située au pied du Mont Hirâ'. Là-bas, il eut une communication intime avec Allâh et observa Ses Signes. Durant ce moi, il reçut et nourrit chaque personne qui s'approcha de lui. A la fin du mois, il retourna à la Mecque et alla à sa maison après avooir accompli un certain nombre de déambulations autour de la sainte Ka'bah.

A la quarantième année de sa vie, alors qu'il fut occupé une nuit à la méditation et à prier le Tout-Puissant Allâh, à la Cave de Hirâ', il entendit une voix qui lui était totalement inconnue. Cette voix se répéta plusieurs fois. Mohammed regarda de tous les côtés pour localiser la personne qui parlait ainsi, mais il ne vit personne. La voix étrangère attira son attention sur elle-même. Juste avant de descendre, l'ange d'Allâh apparut devant lui et lui dit : "Lis !". Mais Mohammed, qui n'avait pas appris à lire ni à écrire, répondit à l'ange : "Que lirai-je ?". L'ange lui demanda à nouveau de lire :

"Lis au Nom de ton Seigner qui a créé ! Il a créé l'homme d'un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur est le Très-Généreux qui a instruit l'homme au moyen du calame, et lui a enseigné ce qu'il ignorait".

(Sourate Al-'Alaq, XCIV, 1-5)

Ainsi commença la Prophétie de Mohammed. Khadija fut la première personne à professer sa foi en lui, et Ali qui n'eut guère plus de dix ou douze ans à l'époque, fut le premier homme à lui prêter allégeance.

Après quoi, l'appel commença, mais il fut lent et secret. Des individus parmi les masses et les esclaves, et parfois des membres respectables de la société professèrent leur foi en lui.

La foi islamique surgit lorsque furent professés l'adoration d'Un Allâh et la fraternité. Il fut nécessaire donc que les gens qui eurent prêté allégeance au Prophète de l'Islam, cessent l'idolâtrie, les mauvaises actions et l'oppression, et accomplissent la ?alât (prière). Le petit groupe des Musulmans accomplissait la prière secrètement dans différents endroits, caché aux regards des gens.

Après trois ans, Allâh commanda au Noble Prophète ceci : "Proclame ce qui t'est ordonné et détourne-toi des polythéistes" (Sourate Al-Hijr, XV, 94). Le Prophète reçut donc l'ordre de lancer son "Appel" publiquement et d'affronter les idolâtres. Il reçut également l'ordre suivant : "Avertis tes proches parents" (Sourate Al-Chu'arâ', XXVI, 214).

Pour exécuter cet ordre, le Prophète ordonna à l'Ima Ali d'organiser un festin et d'y inviter les Abdul Muttalib afin que le commandement d'Allâh leur fut communiqué. Ali agit selon l'ordre reçut et invita environ quarante personnes de cette famille au festin. Après que les invités mangèrent leurs repas mais avant que le Noble Prophète n'ait pris la parole, Abou Lahab, un oncle du Messager d'Allâh, mais ennemi implacable de l'Islam, intervint et empêcha par son intervention, le Prophète d'arriver à son objectif. Le jour suivant, le Noble Prophète renouvela l'invitation et demanda aux invités de participer au festin. Lorsque ceux-ci se rassemblèrent, il dit :

"? membres de la famille Abdul Muttalib ! Personne parmi les Arabes n'avait apporté pour vous quelque chose de meilleur que ce que je vous apporte. J'ai apporté pour vous les bénédictions dans ce monde et dans l'autre-monde. Allâh m'a ordonné de vous appeler à Lui. Qui parmi vous est prêt à m'assister afin qu'il puisse être mon successeur et mon calife ? Personne ne répondit. Toutefois, Ali, le plus jeune d'entre eux, dit alors : "? Prophète d'Allâh ! Je t'assisterai". Sur ce, le Noble Prophète mit sa main sur le dos d'Ali et dit aux invités : "Il sera mon frère, mon successeur et mon Calife auprès de vous. Soyez donc attentifs à ce qu'il vous dira et obéissez-lui.

Bien que parmi l'assemblée personne, excepté Ali, n'exprimât sa foi en le Noble Prophète, l'Appel islamique commença formellement et ouvertement, et on se mit à parler de l'Islam partout.

Dorénavant, le Prophète Mohammed prit position contre les idolâtres, les oppresseurs et les usuriers, et il les mit fermement en garde contre la mauvaise voie qu'ils avaient empruntée. Il déclara que tous les êtres humains sont égaux et libres et les invita à se soumettre à l'autorité d'Allâh.



40 Paroles du Prophète et d'Imàm Ali (as) 40 Paroles du Prophète et d'Imàm Ali (as)
40 paroles du Prophète

1. L'injustice est le fléau du courage,
L'orgueil est le fléau du mérite,
La redevance est le fléau du pardon,
La vanité est le fléau de la beauté,
Le mensonge est le fléau de la parole,
L'oubli est le fléau de la science,
La grossièreté est le fléau de la mansuétude,
Le gaspillage est le fléau de la générosité,
Les passions sont le fléau de la religion.
2. La chose licite la plus détestée de Dieu est le divorce.
3. Attachez-vous aux pauvres car ils possèdent de grandes richesses le jour du jugement.
4. Abandonne toute parole inutile et ne parle que dans la mesure de tes besoins.
5. Le plus pieux des hommes est celui qui dit la vérité à son avantage comme à son désavantage.
6. Craignez l'imprécation de l'opprimé, même si c'est un mécréant, car il n'y a aucun voile contre elle.
7. Abstenez-vous de l'alcool car c'est la clef de tout mal.
8. Le combat le plus aimé de Dieu est la parole juste prononcée devant un gouvernement injuste.
9. Aime ton ami avec quelques réserves, qui sait s'il ne deviendra pas un jour ton ennemi.
Hais ton ennemi avec quelques réserves, qui sait s'il ne deviendra pas un jour ton ami.
10. Aime pour les gens ce que tu aimes pour toi-même.
11. La mort suffit comme avertissement, la piété suffit comme richesse, l'adoration suffit comme occupation.
12. Ali, améliore ton caractère avec ta famille, ton voisin, celui que tu fréquente et que tu côtoies, tu seras auprès de Dieu destiné aux plus degrés.
13. Certes, l'intelligent est celui qui réalise l'unité de Dieu et qui Lui obéit.
14. O Ali, ne te préoccupe pas de ta pitance de demain, car chaque lendemain voit ses besoins pourvus.
15. Trois choses font partie du bien : la grandeur d'âme, la bienveillance du langage et la patience dans les difficultés.
16. ô Ali, il n'y a pas de misère plus grande que la sottise et pas de richesse plus utile que l'intelligence.
17. Acceptez les présents, et le meilleur présent, c'est le parfum, le moins encombrant et qui a la meilleure odeur.
18. Le combat ( Djihad ) de la femme c'est de complaire à son mari.
19. Prenez garde de l'attitude de dévotion hypocrite, c'est le fait d'être vu en apparence rempli de crainte envers Dieu alors que le cœur n'a aucune crainte.
20. Qui est satisfait de peu de la part de Dieu pour vivre, Dieu est satisfait de peu d'action de sa part.
21. Deux chose sont étranges : une parole sage d'un sot, acceptez-la ; et une parole sotte venant d'un sage, pardonnez-la. 22. Vraiment, les pires de ma communauté sont ceux que l'on respecte par peur du mal qu'ils font, vraiment celui que les gens respectent par crainte du mal qu'il fait, il n'est pas de moi.
23. N'accomplis aucun bien par ostentation, et ne le laisse pas par honte.
24. L'ascèse, en ce monde, c'est la réduction des désirs, le remerciement pour toute grâce de Dieu et l'abstinence de ce que Dieu a interdit.
25. Celui qui complaît à un dirigeant par ce qui déplaît à Dieu est sorti de la religion de Dieu.
26. La foi est une acceptation par le cœur, une attestation par la langue, une action par les membres.
27. La pudeur fait partie de la foi.
28. Dieu aime voir, s'Il accorde Ses grâces à un serviteur, l'effet de sa grâce sur lui, et Il déteste la misère et ceux qui feignent d'être misérables.
29. On obtient le bien entièrement par l'intelligence et pas de religion pour qui n'a pas d'intelligence.
30. Ce qu'il y aura de moins dans le temps dernier, c'est un frère en qui on peut faire confiance et un dernier obtenu de façon licite.
31. Dieu possède des serviteurs auxquels recourent les gens en cas de besoin, ceux-là sont préservés du châtiment de Dieu le jour du jugement.
32. La foi est en deux moitiés : une moitié dans la patience et une moitié dans le remerciement.



33. Trois choses tuent le cœur par leur compagnie : la compagnie des crapules, la discussion avec les femmes et le compagnie des riches. 34. Le regard de l'enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration. 35. Qui croit en Dieu et au jour du jugement, qu'il tienne donc les promesses qu'il fait.
36. Certes, les grandes épreuves sont récompensées par de grandes récompenses, si Dieu aime un serviteur il l'éprouve, celui dont le cœur est satisfait, il obtient la satisfaction de Dieu, et celui qui est mécontent, il obtient le mécontentement.
37. Questionnez les savants, conversez avec les sages, et fréquentez les indigents.
38. Servir ta femme est aumône.
39. Nous , l'ensemble des Prophètes, il nous fut ordonné de parler aux gens selon leur degré d'intelligence.
40. Il existe deux traits dont aucune chose n'est plus élevée en bien qu'eux : la foi en Dieu et le service rendu aux serviteurs de Dieu, et deux traits dont aucune chose n'est plus élevée en mal qu'eux : l'association à Dieu et le mal envers les serviteurs de Dieu.




40 paroles de l'Imàm Ali (as) 1. La négligence pour ce monde est une perte et pour l'Aude-là apportera des regrets. 2. La perfection est dans trois choses : la patience dans les malheurs, la retenue dans les désirs, la sollicitude envers les nécessiteux.
3. L'homme est mesuré par sa parole et est évalué par ses actions, dis donc ce qui a le plus de poids et fais ce qui a le plus de valeur.
4. Qu'est donc étrange l'apathie de ceux qui jalousent les corps sains.
5. Le temps vieillit les corps, renouvelle les espoirs, rapproche de la mort et nous éloigne des désirs.
6. Le temps c'est deux jours, un jour à ton avantage, un jour à ton désavantage. Ainsi, le jour qui est à ton avantage, ne le méprise pas et le jour qui est à ton désavantage, endure-le avec patience.



6. Le temps c'est deux jours, un jour à ton avantage, un jour à ton désavantage. Ainsi, le jour qui est à ton avantage, ne le méprise pas et le jour qui est à ton désavantage, endure-le avec patience. 7. Les grâces, si elles sont prolongées, sont ignorées et si elles sont perdues, elles deviennent connues. 8. L'intelligence ne s'abandonne pas à la violence et ne se laisse pas aller à la faiblesse.
9. Sache que parmi les malheurs il y a la misère, et pire que la misère, la maladie du corps, et pire que la maladie du corps, la maladie du cœur.
10. Prenez garde de ne pas trop manger, cela durcit le cœur, rend paresseux pour la prière, c'est malsain pour le corps. 11. Le plus incapable des hommes est celui qui pourrait corriger ses défauts et qui ne le fait pas.
12. L'homme dont les actions sont les plus méritoires est celui qui patiente si on retarde le paiement de ce qu'on lui doit, qui pardonne si on s'oppose à lui, qui remercie si on lui donne.
13. Certes la dépense des biens dans l'obéissance à Dieu apporte les plus grandes grâces, et sa dépense dans la désobéissance à Dieu apporte les plus grandes souffrance.
14. Certes il y a autant de mal dans l'injustice que de bien dans la justice.
15. Certes Dieu, qu'Il soit exalté, donne la jouissance de la vie de ce monde à celui qu'Il aime et à celui qu'Il n'aime pas, mais Il ne donne la religion qu'à celui qu'Il aime.
16. Certes l'ennemi de Mohammad, que la paix de Dieu soit sur lui et sa Famille, est celui qui désobéit à Dieu; même s'il fait partie de ses proches.
17. Certes, la piété aujourd'hui est appui et protection, demain ce sera le chemin vers le Paradis, son passage sera simple, et celui qui le traversera sera gagnant.
18. Les vrais croyants ont compris la brièveté de la vie ici-bas et la longévité dans l'autre monde. Ils partagent cette vie avec les gens de ce monde mais les gens de ce monde dans l'autre monde ne le suivront pas.
19. Certes, un groupe de gens adorent Dieu, qu'Il soit exalté, par envie, c'est là l'adoration des commerçants, d'autre l'adorent par crainte, c'est là l'adoration des esclaves, d'autres l'adorent par reconnaissance, c'est l'adoration des hommes libres. 20. Certes, la science guide, dirige et sauve; l'ignorance égare, trompe et ruine.
21. Certes, la nuit et le jour agissent sur toi, agis donc durant la nuit et le jour; de même, ils prennent de ta vie, tire donc quelque chose de la nuit et du jour.
22. Si Dieu vous accorde une grâce, soyez-en reconnaissants.
23. Si tu fais en sorte que ta religion suive ta vie d'ici-bas, tu perceras ta religion et ta vie d'ici-bas et tu sera dans l'autre monde parmi les perdants.
24. Si tu fais en sorte que ta vie d'ici-bas suive ta religion, tu possèderas ta religion et ta vie d'ici-bas et tu sera dans l'autre monde parmi les gagnants.
25. Certes, si tu es humble, Dieu t'élèvera.
26. Certes, si tu es orgueilleux, Dieu t'humiliera.
27. Certes, tu es mesuré par ton intelligence, développe la donc par la science.
28. Certes, rien ne t'enrichira après la mort, à part les bonnes actions, dote-toi donc de bonnes actions.
29. Vraiment, l'obtention d'une bonne morale vous est plus nécessaire que l'obtention de l'or et de l'argent.
30. Vraiment, vous serez pris selon vos paroles, ne parlez donc que bien.
31.Vraiment, vous serez rétribués selon vos action, n'agissez donc que bien.
32. Le plus grand mal qui peut atteindre les savants c'est l'amour du pouvoir.
33. Vraiment si vous vous soumettez aux crises de colère, il vous arrivera des dommages.
34. Le cœur des jeunes est comme une terre vierge, quelque soit ce qu'on y plante, elle l'accepte.
35. Si tu vois que Dieu, qu'Il soit exalté, te réjouit par Son rappel, c'est qu'il t'aime.
36. Le plus grand mal qui peut atteindre les dirigeants, c'est la faiblesse dans la politique.
37. Si tu vois que Dieu, qu'il soit exalté, t'afflige, c'est qu'il te déteste.
38. Si l'intelligence vient à manquer, les abus s'augmentent.
39. Si tu as des manques ici-bas, ne t'afflige pas et si tu fais le bien, ne le rappelle pas.
40. Si tu as écrit un livre, relis-le avant de l'achever, car par cela tu parachèves ton intelligence.



LE PELERINAGE D'ADIEU DU PROPHETE. SON SERMON A GHADIR KHUM.


LA SIGNIFICATION D'AHL-UL-BAYT EXPLIQUéE.

L'an dix de l'Hégire commença avec l'arrivée de nouveaux ambassadeurs. Diverses tribus de la c6te du Yémen, de Hadhramawt, et de la côte du Sud, envoyèrent des délégations pour signifier leur soumission au Prophète et leur adhésion à sa Foi. Deux chefs de Banî Kindah, de Hadhramawt, en l'occurence Al-Ach`ath et Walîd offrirent leur propre allégeance et embrassèrent l'Islam. Ce même Ach`ath rejoindra plus tard la rébellion qui éclatera après la mort du Prophète, et résistera avec acharnement à l'adversaire qui aura finalement besoin de renforts. Il finira toutefois par être fait prisonnier, non sans difficulté, et envoyé au Calife, Abû Bakr, lequel lui pardonneramalgré les protestations de `Omar - après qu'il lui aura renouvelé son allégeance, et lui offrira sa sœur, Um Farwah en mariage. Par la suite il deviendra Khârijite en se rebellant contre `Alî. Ses fils, Mohammad et Ishâq, se feront remarquer dans l'armée que Yazîd enverra à Karbalâ' pour perpétrer le massacre de al-Hussayn Ibn `Alî.


Les Fonctions Missionnaires de `Alî au Yémen

Au mois de Rabî` II, de l'an dix de l'Hégire, Khâlid B. Walîd fut envoyé par le Prophète pour propager l'Islam parmi le peuple du Yémen. Mais au lieu de rapports de satisfaction à propos de son séjour de six mois dans ce pays, des plaintes contre lui parvinrent en grand nombre à Médine. Le Prophète demanda alors à `Alî(as) de partir avec trois cents hommes pour remplacer Khâlid. Le jeune héros exprima modestement ses réserves sur cette mission auprès de gens beaucoup plus âgés que lui et plus versés dans l'Ecriture. Le Prophète mit alors sa main sur la poitrine de `Alî(as), leva les yeux vers le ciel et pria : "ô Dieu ! Délie la langue de `Alî(as) et guide son cœur". Puis il donna pour la guidance de `Alî,(as) en tant que juge, cette règle : "Lorsque deux parties se présentent devant toi, ne prononce jamais un jugement en faveur de l'un sans avoir tout d'abord entendu l'autre". Ensuite, arrangeant avec ses mains la coiffure de `Alî(as) et lui remettant en mains propres l'Etendard de la Foi, le Prophète lui fit ses adieux. `Alî(as) partit donc pour le Yémen où il lut la lettre du Prophète aux gens, fit des sermons selon la dictée du Prophète et prêcha les doctrines de l'Islam aux masses. Le résultat fut un grand succès : en un jour toute la tribu de Hamadânî embrassa l'Islam. `Alî(as) fit un rapport sur le succès de sa mission au Prophète, lequel, dès la réception de cette grande nouvelle, se prosterna, le front contre le sol, par révérence pour Dieu et Lui exprima sa gratitude. D'autres tribus suivirent, l'une après l'autre, l'exemple des Hamadânî. Certains chefs firent hommage et prêtèrent serment d'allégeance pour leurs sujets. Alî(as) faisait quotidiennement un rapport sur les progrès de sa mission. Puis, sur ordre du Prophète, il partit pour Najrân, y collecta les impôts dus et se dirigea ensuite vers la Mecque pour rejoindre le Prophète dans son dernier Pèlerinage, au mois de Thilhaj l0 A.H.

Pour accomplir leur vœu, quelque deux cents personnes de Yémen arrivèrent à Médine, au début de l'an 11 de l'Hégire, (l'année commence au mois de Moharram) pour présenter personnellement leur allégeance au Prophète et ce fut la dernière délégation reçue par lui.


Le Pèlerinage d'Adieu du Prophète

Etant donné que la période du Pèlerinage annuel s'approchait, le Prophète commença à faire les préparatifs en vue de son Pèlerinage à la Mecque. Il invita les gens de toutes les régions de la Péninsule à se joindre à lui afin qu'ils se familiarisent avec l'accomplissement correct des différents rites ayant trait aux cérémonies sacrées. Depuis son émigration à Médine, ce serait le premier et le dernier Hajj (Pèlerinage à la Mecque) du Prophète(saw). Cinq jours avant le début du mois de Thilhaj, le mois du Pèlerinage, le Prophète se dirigea vers la Mecque, suivi de plus de cent mille pèlerins. Toutes ses femmes, ainsi que sa fille bien-aimée, Fâtimah(as), la femme de `Alî(as), l'accompagnèrent. Au cours de ce voyage, Abû Bakr eut un fils de sa femme Asmâ' Bint Wahab. Il fut appelé Mohammad(saw).



Le Prophète arriva à la Mecque le dimanche 4 Thilhaj de l'an l0 A.H. Tout de suite après son arrivée, `Alî, qui revenait du Yémen à la tête de ses hommes, rejoignit le Prophète, lequel sembla très heureux de le revoir, et lui demanda, en l'embrassant quel vœu pour le Pèlerinage il avait fait. `Alî(as) répondit : "J'ai fait le vœu d'accomplir le même Pèlerinage que le Prophète quoi qu'il arrive, et j'ai amené trente-quatre chameaux pour le sacrifice". Le Prophète s'écria joyeusement : "Allâh-u-Akbar" (Dieu est le plus grand), et dit qu'il en avait amené soixante-six. Et d'ajouter qu'il (`Alî) serait son partenaire dans tous les rites du Pèlerinage et dans le sacrifice. Ainsi, `Alî(as) accomplit donc le Grand Pèlerinage avec le Prophète. Etant donné que les différences, cérémonies devaient constituer des modèles à suivre dans l'avenir, le Prophète observa rigoureusement chaque rite, soit conformément aux Révélations faites à cet égard, soit selon l'usage patriarcal. Ainsi, lorsqu'on amena les chameaux à offrir en sacrifice, lui et `Alî se mirent à abattre conjointement les cent chameaux qu'ils avaient apportés. Et quand on prépara un repas avec la viande des chameaux sacrifiés, le Prophète s'assit avec seulement `Alî, et personne d'autre, pour le partager. Les cérémonies du Pèlerinage prirent fin avec le rasage des chevaux et le coupage des ongles après le sacrifice des animaux.
L'habit du Pèlerinage fut alors ôté et une proclamation fut faite par `Alî, monté sur la mule du Prophète, Duldul, levant les restrictions du Pèlerinage.

A la clôture du Pèlerinage, le Prophète(saw) informa le Calendrier, abolissant l'intercalation trisannuelle et faisant l'année purement lunaire, consistant en douze mois lunaires, ce qui permit de fixer le mois du Pèlerinage selon les saisons changeants de l'année lunaire.


Le Sermon de Ghadîr Khum

Faisant ses adieux à sa ville natale, le Prophète quitta la Mecque pour Médine le 14 Thilhaj. Sur la route, le 18 Thilhaj, il ordonna qu'on fasse halte à Ghadîr Khum, une région aride aux abords de la vallée de Johfa, à trois étapes de Médine, après avoir reçu la révélation suivante: "ô Prophète ! Fais connaître ce qui t'a été révélé (Ici allusion est faite au Commandement contenu dans la sourate al-Charh qui dit:

1- N'avons Nous pas ouvert ton coeur?

2-3 Ne t'avons Nous pas débarrassé de ton fardeau qui pesait sur ton dos?

4- N'avons Nous pas exalté ta renommée?

5- Le bonheur est proche du malheur.

6- Oui, le bonheur est proche du malheur.

7- Lorsque tu es libéré de tes occupations, lève-toi pour prier.

8- et recherche ton Seigneur avec ferveur".

Dieu a commandé au Prophète de désigner son successeur par ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas fait connaître Son Message. Dieu te protégera contre les hommes; Dieu ne dirige pas le peuple incrédule" (Sourate al-Mâ'idah, verset 67).

A présent, ayant reçu ce Commandement, il décida de l'annoncer sans aucun retard. Aussi fit-il halte sur le lieu même où il reçut le rappel. Le terrain étant déblayé, une chaire fut formée de selles de chevaux, et Bilâl, le Muezzin, s écria à haute voix : Hayya `Alâ Khayr-il-`Amal (ô gens, accourez à la meilleure des actions). Et une fois les gens rassemblés autour de la chaire, le Prophète se leva prenant à sa droite Ali, dont le turban noir à deux bouts suspendus sur ses épaules avait été arrangé par le Prophète lui-même. Le Prophète(saw) loua tout d'abord Dieu, puis s'adressant à la foule, il dit : "Vous croyez qu'il n'y a de dieu que Dieu, que Mohammad(saw) est Son Messager et Son Prophète, que le Paradis et l'Enfer sont des vérités, que la mort et la Résurrection sont certaines, n'est-ce pas ?" Ils
répondirent tous "Oui, nous le croyons". Il les informa alors qu'il serait rappelé bientôt par son Seigneur, puis il prononça cette adjuration : "Je vous laisse deux grands préceptes dont chacun dépasse l'autre par sa grandeur: ce sont le Saint Coran et ma sainte progéniture (dont les membres inéchangeables sont : `Ali, Fatima, Hassan et Hussayn). Prenez garde dans votre conduite envers eux après ma disparition. Ils ne se sépareront pas l'un de l'autre jusqu'à ce qu'ils reviennent auprès de moi, au Ciel, à la Fontaine de Kawthar". Et d'ajouter : "Dieu est mon Gardien et je suis le gardien de tous les croyants".



`Alî Déclaré Successeur du Prophète(saw)


Ce disant, il prit la main de `Alî(as) dans sa main, et la levant haut, il s'écria : "Celui dont je suis le maître, `Ali aussi est son maître. Que Dieu soutienne ceux qui viennent en aide à `Ali et qu'IL soit l'ennemi de ceux qui deviennent les ennemis de `Ali". Ayant répété cette proclamation trois fois, il descendit de la plate-forme dressée et fit asseoir `Alî(as) dans sa tente où les gens vinrent le féliciter. `Omar Ibn al-Khattâb fut le premier à congratuler `Alî(as) et à le reconnaître comme le "Tuteur de tous les croyants". Après les hommes, toutes les femmes du Prophète ainsi que les autres dames vinrent féliciter `Alî. A la fin de cette cérémonie d'installation, le célèbre verset suivant du Coran fut révélé au Prophète : "Aujourd'hui, j'ai perfectionné votre religion et j'ai parachevé Ma grâce sur vous; j'agrée l'Islam comme étant votre Religion" (Sourate al-Mâ'idah, verset 3). Le prophète se prosterna en signe de gratitude.


La Signification d'Ahl-ul-Bayt Expliquée

L'expression "ma progéniture" mentionnée dans l'Adjuration signifie les saintes personnes désignées par le verset coranique suivant : "(ô Prophète !) Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n'est votre affection envers mes proches" (Sourate al-Chûrâ. verset 23). A la révélation de ce verset on avait demandé au Prophète de nommer les personnes dont l'amour était commandé. Il nomma : `Alî, Fâtimah, al-Hassan, al-Hussayn. Les gens le soupçonnèrent alors d'avoir nommé ses chers proches afin qu'ils soient considérés avec la crainte et le respect dus après sa mort.

C'est à propos de la fidélité, de l'amour et l'obéissance envers ces personnes-là que les gens seront interrogés le Jour du Jugement, lorsqu'il sera demandé à chacun comment il s'est conduit envers elles, comment il a défendu leur cause et comment il a soutenu leurs intérêts.

Ce sont les personnages déclarés purifiés et exempts de toute impureté. Lorsque le verset coranique : "ô vous, les Gens de la Maison ! Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement" (Sourate al-Ahzâb, verset 33) fut révélé au Prophète, il se mit sous un manteau avec `Alî, Fâtimah, Hassan et Hussayn, et déclara que sa Maison (Famille) consistait en ces personnes seulement. Um Salma, sa femme, dans la maison de laquelle la révélation était descendue, lui demanda d'être incluse dans le groupe sous le manteau, mais elle essuya un refus poli. Depuis ce jour-là le dit groupe reçut le surnom d'Açhdb al-Kisb (Les cinq du manteau).

Ce sont ces personnes que le Prophète compara au Bateau de Noé, dans lequel ceux qui avaient embarqué furent sauvés, alors que ceux qui avaient cherché secours ailleurs que dans ce Bateau furent noyés. Ces personnes faisaient partie intégrante de la Lumière Céleste dont fut créé le Prophète.

Ce sont ces personnes pour les actions vertueuses desquelles Mohammad fut félicité par Allah, et en louange desquelles la sourate al-Dahr fut révélée. (Dans sa traduction d'Al Koran, Sale fait suivre du commentaire suivant les versets 5-l0 de la Sourate al-Dahr (Al- Insân). La traduction de ces versets par Sale :

5. Mais les justes boiront à une coupe (de vin), mélangé avec (de l'eau de) Kawthar,

6. une fontaine à laquelle boiront les serviteurs de Dieu...

7. Ils tiennent leur promesse, et redoutent un Jour dont le mal sera répandu très loin.

8. Ils nourrissent le pauvre, l'orphelin et le captif pour l'amour de Dieu, (en disant):

9. "Nous vous nourrissons pour plaire à Dieu seul : nous n'attendons de vous ni récompense ni gratitude;

l0. Oui, nous redoutons, de la part de notre Seigneur, un jour menaçant (et) calamiteux".

La note de Sale, tirée d'Al-Baydhâwi, sur les versets 7-l0 : "On relate qû al-Hassan et al-Hussein, les petits-fils de Mohammad, étant à un moment donné malades tous les deux, le Prophète, entre autres, leur rendit visite. Les visiteurs demandèrent à `Alî de faire un vœu à Dieu pour la guérison de ses fils. Sur ce, `Alî, Fâtima et Fidhdhah, leur bonne, firent le vœu de jeûner trois jours si les deux malades allaient mieux. Or, il arriva qu'ils guérirent effectivement. La promesse fut accomplie avec un tel scrupule que le premier jour, n ayant pas de provisions à la maison, fut obligé d'emprunter trois mesures d'orge à un certain Siméon, un Juif de Khaybar.
Fâtima en moulut une mesure le même jour et cuisit cinq gâteaux pour le repas. Et alors qu'ils étaient assis devant ces gâteaux pour rompre leur jeûne après le coucher du soleil, un pauvre se présenta à eux. Ils lui donnèrent leur pain et passèrent la nuit sans rien manger, se contentant de boire de l'eau. Le lendemain, Fâtima, cuisit une deuxième mesure pour la même raison, mais un orphelin les pria de lui donner quelque chose à manger et ils lui offrirent leur repas, et passèrent une deuxième nuit sans manger. La troisième jour ils donnèrent tout leur repas à un captif affamé.



A cette occasion Jibrîl révéla au Prophète la sourate ci-dessus et informa Mohammad que Dieu le félicitait pour les vertus de sa famille". Concernant la promesse de Dieu dans le verset 6, lisez le récit de la découverte miraculeuse par `Alî d'une fontaine pour l'approvisionnement en eau de ses armées dans le désert sablonneux de la Mésopotamie, dans le second volume). Rien d'étonnant donc à ce que le Prophète ait mis dans la même balance ces personnalités dépouillées de fautes et de pêchés et le Livre de Dieu - le Coran - et qu'il ait déclaré les deux Poids aussi lourds l'un que l'autre. `Alî était le seul homme qui pouvait prétendre à une connaissance minutieuse du Coran. Il proclama tout haut qu'il invitait tout un chacun à lui demander quand, où et à quelle occasion chaque verset du Coran avait été révélé au Prophète, et la fameuse déclaration : "Je suis la Cité du Savoir, `Alî en est la Porte" ne peut que confirmer cette affirmation de `Alî. Il en était de même pour al-Hassan (Un noble exemple de la générosité d'Al-Hassan et de son ardeur à satisfaire Dieu en accomplissant toutes les vertus mentionnées dans Ses commandements, se trouve dans le récit suivant, entre des milliers d'autres relatifs aux Saints descendants du Prophète: "Un serviteur d'al-Hassan Fils de `Alî fit tomber sur son maître un plat bouillant alors qu'il s'asseyait à table. Craignant la colère d'Al-Hassan, il tomba sur ses genoux et se mit à répéter ces mots : "Le Paradis est pour ceux qui refrènent leur colère".
Al-Hassan répondit : "Je ne suis pas en colère". Le serviteur poursuivit : "Et pour ceux qui pardonnent aux gens". "Je te pardonne" dit al-Hassan. Le serviteur sembla toutefois décidé à finir le contenu de quelques versets coraniques en ajoutant : "Car Dieu aime les bienfaisants". "Puisque c'est ainsi, fit al-Hassan, je t'affranchis et je te donne quatre cents pièces d'argent". L'esclave citait les versets l33-134 de la Sourate ?le `Imrân : "Hâtez-vous vers le pardon de votre Seigneur et vers un Jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour ceux qui craignent Dieu; pour ceux qui font l'aumône, dans l'aisance ou dans la gêne; pour ceux qui maîtrisent leur colère; pour ceux qui pardonnent aux hommes - Dieu aime ceux qui font le bien"
, al- Hussein et Fâtima.

Ce sont ces personnes pieuses qui étaient souvent accompagnées par les anges.Bien que le Prophète eût informé solennellement les gens que la désignation de `Alî(as) comme "Le Gardien de tous les croyants", était faite sur Commandement de Dieu, les gens continuèrent à le soupçonner d'avoir attribué à `Alî(as) cette haute position sans avoir reçu un ordre de Dieu dans ce sens.

Un incident survenu quelque temps après que le Prophète eut fait l'Adjuration mérite d'être mentionné : un homme nommé Hârith B. No`mân Fihrî (ou Nadhr B. Hârith selon un autre hadith) refusa de croire le Prophète et le soupçonna d'avoir fait la proclamation par affection et amour pour `Alî(as). Il alla même jusqu'à invoquer sérieusement la descente de la colère du Ciel sur lui-même, si ces soupçons n'étaient pas fondés, prière qui fut rapidement exaucée, lorsqu'une pierre tomba sur sa tête, le tuant sur-le-champ.


Conclusion en faveur de `Alî tirée de la Parole du Prophète(saw)

Le lecteur se rappelle sans doute les précédentes occasions lors desquelles le Prophète déclara `Alî son successeur, tout d'abord le jour où il se proclama publiquement Messager de Dieu en disant : "? fils de `Abdul-Muttalib ! Dieu n'a jamais envoyé un Messager sans qu'IL ait désigné en même temps son frère, son héritier et son successeur parmi ses proches parents"; et ensuite lorsqu'il déclara que `Alî "est à lui ce que Harûn fut à Mûsâ".

Ces propos du Prophète n'étaient pas une simple opinion personnelle qu'il exprimait, comme en témoignent ces versets coraniques : "Il ne parle pas selon son désir; mais exprime les Commandements qui lui sont révélés" (Sourate al-Najm, 3-4). Cela signifie que lesdits propos étaient conformes aux Commandements de Dieu. Et cette dernière déclaration faite devant des milliers de gens était conforme aux précédentes déclarations, qui n'avaient jamais été retirées ni abrogées pendant une période d'une vingtaine d'années.

Se fondant sur ce qui précède, une grande partie des Musulmans considéra `Alî(as) comme étant sans aucun doute le successeur choisi et désigné du Prophète depuis le début de sa mission prophétique. A cette dernière occasion, il eut la distinction d'être pour les musulmans ce que le Prophète était pour eux : à savoir que `Alî devait être traité en remplaçant (successeur) du Prophète après sa mort. Chah Hassan Jaisi, un mystique sunnite a bien expliqué la signification du terme "Mawlâ" dans sa stance qui peut se traduire ainsi: "Vous courez ça et là pour chercher le sens de "Mawlâ". Eh bien ! `Alî est "Mawlâ" dans le même sens que le Prophète est "Mawlâ".







LA DAME LA PLUS PRESTIGIEUSE DU MONDE : LA DAME LA PLUS PRESTIGIEUSE DU MONDE :FATIMEH-ZAHRA"GRANDE éPOPéE.
AU NOM DE DIEU, CLéMENT ET MISéRICORDIEUX.

"Après toi, mon père, tellement de malheurs me sont arrivés que s'ils devaient recouvrir les jours heureux, alors ceux-ci deviendraient obscurs et noirs, comme la nuit."
Mais, pourquoi Fatimeh se lamente-t-elle, ainsi?
" Oui, nous t'avons accordé l'abondance .
Prie donc ton Seigneur et sacrifie toi !

Celui qui te hait:
Voilà celui qui n'aura jamais de postérité ! "(Coran 108,verset 1,2,3)
(Coran 10

" Dieu est la lumière des Cieux et de la Terre. Cette lumière ressemble à un flambeau placé dans un cristal semblable à une étoile brillante;ce flambeau s'allume avec l'huile de l'arbre béni. de cet olivier qui n'est ni de l'Orient ni de l'Occident, et de l'huile brille quand même le feu ne la touche pas. C'est lumière sur lumière. Dieu conduit vers sa lumière celui qu'il veut, et propose aux hommes des paraboles ; car Il connaît tout. " (Coran 24, verset 35)
? Dieu, présente-toi à moi car si je ne te connais pas, je ne pourrai connaître ton Prophète.
? Dieu, présente-moi ton Prophète car si je ne le connais pas, je ne pourrai connaître ton Argument (1).? Dieu, présente-moi ton Argument, car si je ne le connais pas, je serai de nombre des égarés.
1- Il est fait référence ici à l'Imam Ali,
l'Imam Sadegh (Salut à lui), sixième Imam, recommande à Zarareh de continuer à lire toujours cette prière, tant que le dernier Imam sera absent. (Ekmal al-din, de Cheikh Sadough. Tome 2, page 342)
Offre au sein seuil du Seigneur du temps "la hâte de Dieu, Le Très Haut, pour le faire apparaître" . ? Dieu, le Guide, le Sauveur, le Conseiller et le Surveillant du Seigneur de ton Ordre, Imam du Temps, Hodjatte ben Al Hassan (Que la paix soit sur lui et sur ses parent ) ; met le monde sous sa protection pour une période de temps suffisamment longue pour l'en faire bénéficier .



LA TRISTE DESTINéE DES FEMMES AU COURS DE L'HISTOIRE Au nom de Dieu, Clément et miséricordieux "Marie était la Dame des femmes de son époque, mais ma fille, Fatimeh, est la Dame de toutes les femmes du monde, de la première à la dernière." >Le Prophète Mohammad (Que la paix soit sur lui)
Les femmes ont eu un pénible destin au cours de l'histoire et, comme physiquement, elles étaient plus faibles que les hommes, les dictateurs et les injustes ont essayé d'écraser leur personnalité humaine. Quel crime n'ont-ils pas commis dans ce but! La personnalité de la Femme, particulièrement dans le contexte de l'Arabie pré-islamique plus que partout ailleurs (vu que à cette époque, le monde entier était plongé dans l'Ignorance), était piétinée. La situation des femmes était telle qu'elles étaient échangées comme des marchandises. Elles n'avaient aucun droit à l'héritage. Les hommes considéraient honteux pour eux la naissance des filles et, comme nous le savons, ils les enterraient vivantes; le plus étonnant encore, c'est qu'ils négligeaient même les lois naturelles dans ce domaine. Ils disaient que "les enfants de nos filles ne sont pas nos enfants; nos enfants sont seulement ceux de notre fils". Et ce slogan, depuis ce temps-là, est rapporté dans l'histoire comme la base de cette même pensée:Les fils de nos fils sont nos fils, mais les fils de nos filles sont les fils des hommes qui ne sont pas des nôtres ! "
Mais, l'Islam qui venait d'entrer dans la lutte pour rendre leur importance aux valeurs humaines et divines combattit avec acharnement contre cette pensée ignorante et se révolta pour la reconnaissance de la personnalité perdue des femmes. Son action s'effectua par le biais d'exhortations. de conseils et d'enseignements culturels; en établissant des lois au bénéfice des femmes et en les faisant participer à la vie de la communauté; et enfin, par la dureté de son action devant des gens qui n' étaient pas prêts à se soumettre à la Vérité.
Un hadith rapporte: Asmae bente Amis, femme de Djafar ibn Abou Taleb, qui revenait avec celui-ci de Habacheh, rendit visite aux femmes du Prophète. Une des premières questions qu' elle leur posa fut: "Est-ce que dans le Coran des versets ont été révélés au sujet des femmes?" Les femmes du Prophète lui répondirent qu'elles n'en s'avaient rien. Puis, Asmae se rendit chez le Prophète et lui demanda: "? Prophète de Dieu, est-ce que le sexe féminin est voué à la perdition?" (Peut-être était-il de son droit de poser une telle question car elle avait vécu, pendant quelques années, loin du centre de la Révélation et parce qu' elle imaginait que les principes qui faisaient loi dans la société de l'Ignorance étaient encore en vigueur) Le Prophète lui répondit:"Pourquoi ?" Elle rétorqua: " Par ce que en Islam et dans le Coran, aucune qualité féminine n'a été valorisée comme pour les hommes!" Pourtant, cela se passait au cours de la cinquième année de l'Hégire, alors que dix huit ans avaient passé depuis le début de l'Islam et que, dans le Coran et dans les hadiths, il était souvent fait référence à la revalorisation de la personnalité féminine. De plus, pour réaffirmer cette nécessité, le verset 35 de la sourate " Les Confédérés" a été révélé. Ce verset, en réalité, désigne toutes les valeurs qui sont les meilleures et qui se situent au dessus de toutes les autres, valeurs qui se trouvent à un même degré, tant chez les hommes que chez les femmes. Voici ces valeurs qui ont été répertoriées en dix catégories:Il est dit:
(Coran 33, verset 35)
"Les hommes croyants et les femmes croyantes."
"Les hommes qui ont la foi et les femmes qui ont la foi."
"Les hommes soumis aux ordres de Dieu et les femmes soumises aux ordres de Dieu."
"Les hommes sincères et les femmes sincères."
"Les hommes patients et tolérants et les femmes patientes et tolérantes."
"Les hommes qui redoutent Dieu et les femmes qui redoutent Dieu."
"Les hommes qui donnent, sur le chemin de Dieu et les femmes qui donnent sur le chemin de Dieu."
"Les hommes qui font le jeûne et les femmes qui font le jeûne."
"Les hommes chastes et les femmes chastes."



"Les hommes chastes et les femmes chastes." "Les hommes qui se rappellent Dieu et lu femmes qui pensent à Dieu." "Dieu a prévu pour tous le pardon et leur donnera une récompense sans limite." C'est ainsi que l'Islam fit part de ses exigences dans Ce domaine et montra que les femmes et les hommes pouvaient marcher ensemble, côte-à-côte, sur le chemin de la vie, vers Dieu et vers les valeurs humaines; dans le Cas bien sûr où les hommes et les femmes jouissent de conditions égales. Certaines personnes s'étonnent et se demandent comment l'Islam a donné aux femmes le droit d'exiger un salaire pour allaiter leurs bébés:
"Faites habiter ces femmes là ou vous demeurez et suivant vos moyens... Si elles allaitent l'enfant né de vous, versez-leur une pension." (Coran 65, verset 6)
Les femmes peuvent exiger un salaire et une récompense pour allaiter leur cher enfant, particulièrement lorsqu' elle vit en commun avec le père!? Mais, il ne faut pas oublier que tous ces ordres ont été donnés parce que l'Islam considère que, non seulement la Femme est un être humain, mais elle jouit de tous les droits humains. Non seulement elle a le pouvoir de décision sur ses richesses et L'homme ne peut outrepasser les droits de la femme sans qu'elle y consente, mais, si elle le désire, elle peut aussi exiger son droit, même devant l'allaitement; oui, elle le peut! Imaginez donc l'influence profonde de cet ordre, à cette époque, dans un tel milieu!!
En résumé, les femmes, dans le monde entier, sont redevables à l'Islam de les avoir sauvées des griffes injustes des oppresseurs de l'histoire, à condition bien sûr que les ordres islamiques soient exécutés strictement dans ce domaine.


LA MAGNIFIQUE NAISSANCE DE FATIMEH (SALUT SUR ELLE)

"Fatimeh est une partie de mon corps, elle est la lumière de mes yeux et le fruit de mon cœur et de mon esprit... elle est un ange à existence humaine." (1)
Le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), alors que cinq ans avaient passé depuis le début de la prophétie. vivait dans les pires conditions. L'Islam était alors isolé et la petite minorité de musulmans qui s'était constituée, dès le départ, subissait alors de violentes pressions.
Les milieux de la Mecque étaient obscurs et sinistres en raison de l'athéisme, de l'idolâtrie, de l'ignorance et des mythes, des guerres tribales arabes, de la souveraineté de la force et de l'extrême misère des populations.
Le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), quant à lui, n'avait de pensées que pour l'avenir, un avenir qui promettait d'être brillant derrière ces nuages noirs et ténébreux; cet avenir qui, par le biais des moyens ordinaires et de l'apparence, ne se serait pas facilement laissé deviner et même que, peut-être, cela se serait avéré impossible. Ce fut en cette même année que le Prophète fut amené à vivre un grand événement; il eut le privilège, par ascension et sur ordre de Dieu, de voir le Royaume des Cieux et, conformément au verset 23 de la sourate T.H.,
"..pour te montrer certains de nos plus grands signes", le plus grand signe de Dieu, lui fut montré au plus haut du plus haut des Cieux. son grand esprit devint alors encore plus grand et il se proposa d'accepter une mission encore plus lourde et plus prometteuse à la fois. Dans un récit, rapporté tant par les chiites que par les sunnites c'est-à-dire que les uns et les autres sont unanimes sur l'authenticité de ce récit il est dit: Le Prophète, (Que la paix soit sur lui), la nuit de son ascension, fut conduit au Paradis.



L'Ange Gabriel lui donna le fruit de l'arbre du bonheur et, alors que le Prophète (Que la paix soit sur lui) revenait sur terre, de ce fruit du Paradis naquit l'embryon de Fatima Zahra (Salut sur elle). Dans un hadith il est rapporté que le Prophète (Que la paix soit sur lui), en raison de ses origines, aimait à embrasser Fatimeh (Salut sur elle). Un jour, sa femme Aicha, lui reprochant son attitude à l'égard de son enfant, lui demanda: "Pourquoi embrasses-tu tellement ta fille?!"Le Prophète (que la paix soit sur lui) de répondre: "A chaque fois que, j'embrasse Fatimeh me vient d'elle l'odeur du Paradis éternel." (2) C'est ainsi que, à partir du vingtième jour de Djamadiolsâni (sixième mois de l'année lunaire des musulmans), le monde poursuivit sa marche dans l'attente de la grande et heureuse naissance de Fatimeh, conçue de la pure essence du fruit du Paradis, fille d'un homme comme le Prophète (Que la paix soit sur lui) et d'une femme dévouée et généreuse comme Khadîdja, sa mère. C'est ainsi que furent démenties toutes les critiques et toutes les accusations lancées au Prophète par les opposants qui lui reprochaient de ne pas avoir de "descendant pour la succession"; et, comme nous révèlent- les versets de la sourate "L'Abondance", c'est ainsi que Fatimeh devint la source brillante pour la continuation de la génération du Prophète et des Saints Imams, et pour le meilleur et le plus grand bien des musulmans à travers les siècles et le temps, jusqu'au jour de la Résurrection. Cette Dame du Paradis avait neuf noms, tous plus significatifs les uns que les autres:
1. Fatimeh (qui a sevré son enfant). 2. Sedigah (femme sincère). 3. Tahereh (pure). 4. Mobarakeh (sainte). 5. Zakyeh (vertueuse). 6.
Razyeh (satisfaite). 7. Marzieh (louable). 8. al-Mouhadathah : celle à qui les anges ont parlé. 9. Zahra (brillance),
dont chacun témoigne de ses qualités et des bienfaits de son immense fertile existence. Il est suffisant de dire que, dans son célèbre nom, Fatimeh, est caché la plus grande des bonnes nouvelles pour ceux qui la suivent sur son chemin puisque la racine du nom "Fatimeh" est "fatma" qui signifie "rompre" ou "sevrer",Selon un hadith, il est rapporté que le cher Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui) dit un jour à l'Imam Ali (Salut à lui): "Sais-tu pourquoi ma fille s'appelle Fatimeh?"
L'Imam Ali lui répondit: "Je vous en prie, dites-le moi."

Le Prophète lui dit: "C'est parce qu'elle et ses chiites (partisans) et ceux qui suivent son école seront exempts du feu de l'enfer." (3)
D'entre tous ses noms, " Zahra " aussi a une précieuse signification et un éclat particulier. Il fut demandé au sixième imam, Imam Sadegh (Salut à lui): "Pourquoi Fatimeh s'appelait-elle aussi Zahra?"
Il répondit:
" Parce que Zahra signifie brillance et que Fatimeh était telle que, quand elle se tenait dans le Mihrab, la lumière qu'elle dégageait était visible par tous les gens des Cieux, de la même façon que la lumière des étoiles est visible par les gens de la Terre. C'est pour cette raison qu'elle fut aussi appelée Zahra!!"
Lorsque Khadîdja, femme de prestige qui était connue de tous et surnommée la Grande Dame, se maria avec le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui), alors toutes les femmes de la Mecque cessèrent d'avoir des relations avec elle et dirent:
"Elle s'est mariée avec un jeune, indigent et orphelin, ce qui lui retire de sa personnalité!"
Cette situation persistait encore, même à l'époque où Khadîdja portait en elle le fœtus d'un enfant qui n'était autre que Fatimeh Zahra. Au moment de la venue au monde de l'enfant, elle envoya quelqu'un chercher les femmes de Qoraich. Elle leur fit dire de venir à son aide en ces heures sensibles, pénibles et douloureuses et de ne pas l'abandonner.

Mais, elle se retrouva seule devant la réponse froide et amère de ces dames qui lui rétorquèrent:
"Tu n'as pas écouté ce que nous avions à te dire et tu as épousé cet orphelin, fils de Abou Taleb, qui n'avait pas de fortune, et bien, nous ne viendrons pas t'assister ! "




Khadîdja (s), qui avait une foi profonde, fut considérablement peinée par ce message hideux et unie, mais la lumière de l'espoir se fit dans le fond de son cœur et elle comprit que son Dieu ne la laisserait pas seule en de telles circonstances.Elle se retrouva donc seule, allongée au milieu de la pièce, dans les moments les plus difficiles et les plus insoutenables de l'accouchement, et pas une femme n'était venue à son chevet pour la soutenir. Elle eut le cœur serré et les vagues mugissantes de la non sociabilité des gens vinrent molester sa pure sensibilité quand, soudain, une lueur naquit à l'aube de son esprit. Elle ouvrit les yeux et vit, là, quatre femmes qui se tenaient debout, près d'elle. Elle fut prise d'inquiétude, mais l'une des quatre femmes l'interpella et lui dit: "N'aie pas peur et ne sois pas triste. Ton Dieu Généreux nous a envoyé à ton secours ! Nous sommes tes sœurs. Moi, je suis Sarah. Elle, c'est Assia elle est la femme de Pharaon et sera une de tes amies au Paradis. Voici Marie, la fille d' Imran et la quatrième que tu vois là. C'est la sœur de Moise ben Emran; elle s'appelle Koltsoum! Nous sommes venues pour être tes amies et t'assister en cet instant. "
Elle restèrent près d'elle jusqu'au moment où Fatimeh, la Dame de l'Islam, ouvrit les yeux sur le monde.(4)

Oui, il en fut ainsi conformément à:
(Coran 41, verset 30)
"Les anges descendent sur ceux qui disent: Notre Seigneur est dieu et qui persévèrent dans la rectitude; ne craignez pas, ne vous affligez pas; accueillez avec joie la bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promise."
Mais, en plus des anges, en ces instants de bonheur, toutes les femmes prestigieuses du monde se hâtèrent pour venir assister Khadîdja, femme de foi et de résistance.
La joyeuse naissance de son enfant contenta à un tel point le Prophète (Que la paix soit sur lui), que sa langue se délia pour faire les éloges et les louanges de Dieu, tandis que la langue des malveillants qui l'avaient surnommé "Abtar" (sans descendance) fut coupée pour toujours.
Dieu avait annoncé la nouvelle de cette grande naissance, riche en bienfaits, à son Prophète, dans la sourate " L'Abondance ", en lui disant:
"Oui, nous t'avons accordé l'abondance. Prie donc ton Seigneur et sacrifie toi! Celui qui te hait: Voilà celui qui n'aura jamais de Postérité!
(Coran 108, versets 1,2 et 3)



L'IMMENSE TENDRESSE DU PROPHèTE (QUE LA PAIX SOIT SUR LUI) POUR SA FILLE FATIMEH (SALUT SUR ELLE) "Quand mon cœur brûle du désir d'être au Paradis, J'embrasse le cou de Fatimeh!"(5) Tous les historiens et tous les maîtres de hadiths sont unanimes pour dire que le Prophète (Que la paix soit sur lui) éprouvait un incroyable sentiment d'affection pour sa fille Fatimeh (Salut sur elle). Il est clair que l'attachement profond du Prophète pour Fatimeh n'était pas uniquement le fruit de la relation père - enfant, même si ce sentiment d'affection normal habitait l'âme du Prophète (Que la paix soir sur lui); car, de tout ce qu'a pu dire le Prophète (Que la paix soit sur lui) et de tous ses commentaires pour tenter d'exprimer son attachement pour sa fille Fatimeh (Salut sur elle) il apparaît que d'autres critères entraient en ligne de compte.
"Cet amour n'est pas un amour comme les autres. C'est l'amour de celui qui aime Dieu, c'est l'amour de Dieu!".
Parmi les abondants récits qui furent rapportés à ce propos, il nous suffit de n'en citer que quelques uns auxquels il est fait référence dans les célèbres ouvrages des chiites comme des sunnites:
"Personne parmi les hommes n'était plus aimé du Prophète (Que la paix soit sur lui) que l'?mir des croyants, Ali (Salut à lui) et aucune femme, parmi les femmes, n'était plus aimée de lui que Fatimeh (Salut sur elle)". (6)
Il est intéressant de savoir que beaucoup ont attribué ce hadith à Aïcha, la femme du Prophète.
b) Quand le verset glorieux 63, de la sourate "La Lumière" a été révélé:
"Ne considérez pas l'appel du Prophète comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres!",
les musulmans cessèrent d'appeler le Prophète (Que la paix soit sur lui) en disant " ? Mohammad"; Ils dirent dès lors ; " ? Envoyé de Dieu" ou " ? Prophète de Dieu".
Fatimeh (Salut sur elle) dit:
" Après la descente de ce verset, je n'ai plus osé parler à mon père en lui disant "cher père" alors. lorsque je me trouvais en sa présence je lui disais "? Envoyé de Dieu". Je l'ai ainsi interpellé une, deux fois puis j'ai vu qu'une profonde tristesse l'envahissait et qu'il se détournait de moi. La troisième fois, il m'a regardée et m'a dit:
"? Fatimeh, ce verset n'est descendu ni pour toi ni pour ta descendance et ta dynastie; tu es de moi et moi, je suis par toi. Non! ce verset est descendu pour les gens malveillants et les malpolis coléreux de Qoraich."
Puis, il a ajouté cette étonnante phrase qui nourrit l'esprit:
"Dis donc 'cher père' Ceci est plus vital pour le cœur et plus appréciable pour Dieu!" (7)
Oui, cette musique caressante produite par la voix de Fatimeh (Salut sur elle) lorsqu'elle appelait le Prophète (Que la paix soit sur lui) "cher père" produisait le même effet sur son esprit que le souffle des doux vents printaniers dans les branchages verdoyants et fleuris des arbres.
c) Dans un autre hadith, il a été rapporté que le Prophète était tellement passionné par sa fille Fatimeh (Salut sur elle) que, chaque foie qu'il partait en voyage, la dernière personne à qui il allait faire ses adieux était Zahra (Salut sur elle) et, dès son retour, la première personne à qui il se hâtait d'aller rendre visite était Fatimeh (Salut sur elle).(8)
d) Il a aussi été rapporté par nombre des narrateurs chiites et sunnites que le Prophète a dit:
"Celui qui la moleste me moleste,
celui qui la met en colère me met en colère,
celui qui lui fait plaisir me fait plaisir,
et celui qui lui fait de la peine me fait aussi de la peine!"



Il ne fait pas de doute que l'importante personnalité de Fatimeh, sa vie brillante, son haut niveau gnostique, sa foi et ses prières exigeaient un profond respect, parce que non seulement les Imams étaient tous de sa descendance, mais elle était aussi l'épouse du grand homme de l'Islam, l'?mir des croyants, Ali (Salut à lui).Le Prophète (Que la paix soit sur lui), par son comportement à l'égard de sa fille, voulait faire comprendre aussi aux gens une autre réalité et éclairer la vision de l'Islam dans un autre domaine. Son but était de provoquer une véritable révolution culturelle, une révolution des idées et de proclamer: "La fille n'est pas un être qu'il faut enterrer vivant! Voyez, moi j'embrasse les mains de ma fille, je la fais asseoir à ma place et je lui rends les honneurs et le respect qui lui sont dus. La fille est un être humain comme n'importe quel autre être humain. La fille, c'est un don comme n'importe quel autre don de Dieu; elle est un don de Dieu.
La fille, elle aussi doit parcourir le chemin de la Perfection et franchir les étapes, comme le garçon. Elle se doit aussi d'entrer dans les limites du rapprochement avec Dieu."
C'est ainsi que le Prophète (psl&sf) a redonné toute sa valeur perdue à la Femme, dans cette société de l'obscurantisme.

"La première personne qui se présentera devant moi, c'est Fatimeh, la fille de Mohammad." (9)

A l'époque où les musulmans étaient, en vue de leur préparation, à la Mecque, le milieu dans lequel ils évoluaient était durement orageux et leurs conditions de vie étaient excessivement difficiles.
C'était au début de l'Islam, alors que les musulmans ne constituaient encore qu'une petite minorité, alors que tous les pouvoirs, la force, la souveraineté et la richesse étaient à la main des ennemis cruels et ignorants de l'Islam qui faisaient ce qu'ils voulaient. Ils ne manquaient jamais une occasion pour molester les musulmans et toutes les pires insultes et toutes les plus terribles accusations, ils les ont faites contre le haut grade du Prophète (psl&sf).
A cette époque, deux personnes se distinguaient des autres de par leur dévotion et leur amour du sacrifice: Parmi les femmes, c'était Khadîdja qui savait panser à merveille les blessures du cœur et du corps du Prophète (Que la paix soit sur lui). Elle soufflait là poussière du chagrin et de la tristesse du cœur sacré du Prophète avec ses sacrifices, son amitié, sa gentillesse, sa compassion et sa sympathie.
Parmi les hommes, c'était Abou Taleb, l'illustre père de l'?mir des croyants, Ali (Salut à lui) qui exerçait de son influence et était respecté par les mecquois. Il était doté d'une intelligence, d'une sagacité et d'une clairvoyance. incroyables. Il représentait un soutien robuste pour le Prophète de l'Islam (Que la paix soit sur lui) et était son ami sincère, son assistant et son aimable protecteur. Ces deux amis fidèles du Prophète (Que la paix soit sur lui), ces deux grands personnages, ces deux êtres dévoués, malheureusement sont décédés l'un, peu de temps après l'autre, au cours de la dixième année de la prophétie. Ils mirent en deuil le Prophète (Que la paix soit sur lui) et l'Envoyé de Dieu (Que la paix soit sur lui) se retrouva seul, privé de ces deux compagnons loyaux.
Pour comprendre l'étendue de la peine que ressentait le Prophète (Que la paix soit sur lui) suite à la disparition de ces deux personnages qui contribuèrent considérablement au développement de l'Islam, il suffit de savoir que cette année où ils décédèrent fut nommée l'année du chagrin et de la tristesse!
Mais, il faut savoir que quand Dieu rappelle à lui un de ses serviteurs bienfaisants, il ne le fait jamais sans le remplacer par un autre serviteur bienfaisant. C'est ainsi que ces deux êtres illustres laissèrent, chacun en souvenir, un enfant, et ces deux enfants allaient suivre leur chemin et jouer à la perfection leur rôle. L"?mir des croyants, Ali (Salut à lui), souvenir de Abou Taleb, devint, comme son père, le protecteur, le défenseur, l'assistant et l'ami du Prophète (Que la paix soit sur lui). Alors que du vivant de Abou Taleb il était un des proches du Prophète (Que la paix soit sur lui), après la mort de son père, il se chargea de combler le vide laissé par lui. Quant à Khadîdja, elle laissa en souvenir sa fille, Fatimeh (Salut sur elle). un être doux, aimable, vertueux, dévoué et toujours prêt à se sacrifier, qui en permanence aux côtés du Prophète (Que la paix soit sur lui) soufflait la poussière de la tristesse et du chagrin du cœur pur de son père.





L'Imam Ali (Salut à lui), à cette époque avait dix neuf ans tandis que Fatimeh (Salut sur elle), selon les célèbres hadiths, n'en avait guère que cinq. Il est intéressant de savoir que tous deux vivaient au domicile du Prophète (Que la paix soit sur lui) et remplissaient, en amis intimes, les moments de solitude du Prophète (Que la paix soit sur lui).Il restait alors trois années pour l'Hégire (?migration), trois années qui promettaient de dures aventures et de fortes tempêtes, chargées de douleurs et de peines, de molestassions et d'insultes, d'efforts sans cesse répétés par les ennemis pour la disparition de l'Islam et des musulmans. Parfois, il arrivait que les cruels ennemis jetassent de la terre ou de la cendre à la tête du Prophète (Que la paix soit sur lui). Quand celui-ci revenait à la maison, Fatimeh (Salut sur elle), nettoyant la terre et la cendre de sur la tête et le visage de son père, ne manquait pas de verser les larmes qui venaient remplir ses yeux. Le Prophète (Que la paix soit sur lui) lui disait alors: "Ne sois pas triste ma fille et ne verse pas de larmes car Dieu est le gardien et le protecteur de ton père." (10)
Parfois aussi, les ennemis se réunissaient à côté de la pierre d'Ismaël et prêtaient serment aux idoles que, là où ils trouveraient "Mohammad", ils le tueraient. Fatimeh, informée de la situation, courait alors avertir son père pour qu'il fit plus attention à lui (11) .Voilà à quel point Fatimeh était soucieuse de défendre et de protéger son père et ce, pas uniquement au sein de son foyer mais aussi à l'extérieur! Aux environs de cette même période, Abou Djahal incita certains individus ignobles de la Mecque pour que, au moment où le Prophète (Que la paix soit sur lui) se prosternerait dans le Temple de la Mecque, ils amenassent les tripes d'un mouton afin de les lancer à la tête du Prophète. Lorsqu'ils passèrent aux actes, Abou Djahal et ses compères éclatèrent de rire et se moquèrent bien du Prophète (Que la paix soit sur lui).
Bien que certains de ses amis eussent assisté à la scène, ils n'osèrent pas lui porter assistance car l'ennemi cruel était resté à proximité. Pourtant, lorsque la nouvelle arriva aux oreilles de sa petite fille Fatimeh (Salut sur elle), elle se précipita vers le Temple de la Mecque pour aller aider son père.
Elle enleva la souillure de sur lui et, avec une bienveillance particulière dont elle seule était capable, elle punit Abou Djahal et ses amis à coup du sabre de sa langue et elle les frappa d'anathème publiquement.(12) Oui, même dans les endroits où, parfois les hommes les plus vertueux n'osaient pas prêter secours et assistance au Prophète (Que la paix soit sur lui), cette enfant bienveillante et encore toute jeune était présente et se chargeait de prendre la défense du Prophète (Que la paix soit sur lui).:
Une fois toutes ces années difficiles passées, le Prophète (Que la paix soit sur lui) prit la décision d'émigrer à Médine.
Fatimeh, alors âgée de huit ans, dut se séparer provisoirement de son père et rester seule à la maison en attendant de recevoir l'autorisation d'émigrer. De la même façon que l'?mir des croyants, Ali (Salut à lui) fut mis à l'épreuve et dut prouver sa dévotion et son amour du sacrifice dans les moments difficiles et pénibles de l'émigration, n'hésitant pas à se substituer au Prophète (Que la paix soit sur lui) dans son lit, offrant ainsi son corps aux sabres de l'ennemi, Fatimeh (Salut sur elle) consentit à accepter cette nouvelle mission sans tristesse et inquiétude aucune.




La difficile séparation ne dura guère très longtemps car Fatimeh (Salut sur elle) sentait de son devoir de rester aux côtés de son père pour continuer de le défendre à Médine comme elle avait fait à la Mecque et pour souffler la poussière du chagrin et des dures épreuves du cœur étincelant de son père. Pour cette raison, quelques jours. plus tard, accompagnée de quelques personnes telles Fatimeh bente Assad et une autre Fatimeh de la tribu des Bani Hachem, elle se rendit à Médine, escortée par l'?mir des croyants, Ali (Salut à lui).Fatimeh (Salut sur elle) ne prenait pas seulement la défense du Prophète (Que la paix soit sur lui) dans les jours ordinaires (bien que aucune journée n'ait jamais été ordinaire pour le Prophète, (que la paix soit sur lui) car, en période de guerre et de lutte, elle prenait part aussi au combat, comme un homme valeureux, dans les limites de la mission qui lui était confiée. Lorsque la guerre de Ohoud s'acheva et que l'armée ennemie se retira, alors que le Prophète (Que la paix soit sur lui) était encore sur le terrain, la dent cassée et le front meurtri, Fatimeh (Salut sur elle) se pressa sur les lieux de la bataille. Bien qu'elle n'était encore qu'une jeune fillette, elle parcourut à pied et avec un désir ardent la distance existante entre Médine et Ohoud pour aller laver le visage de son père, pour nettoyer sa figure ensanglantée par une blessure au front qui ne cessait de saigner. Elle brûla un morceau de natte et recueillit les cendres qu'elle mit sur la blessure afin d'arrêter l'effusion de sang. Le plus étonnant encore, c'est qu'elle se chargea de préparer les armes pour son père, pour la guerre qui devait avoir lieu le lendemain (13).Dans la guerre des confédérés, qui fut la guerre la plus douloureuse de toutes les guerres islamiques, et au cours de la conquête de la Mecque, en ce jour où l'armée de l'Islam victorieuse, suivant les règles de prudence qui s'imposaient. prit d'assaut le dernier bastion de l'athéisme, l'arracha des mains des polythéistes et nettoya, enfin, la Maison de Dieu de la souillure de l'existence des idoles en son sein, nous voyons encore que Fatimeh (Salut sur elle) est présente aux côtés du Prophète te (Que la paix soit sur lui), qu'elle se risque dans les tranchées pour aller lui offrir un modeste repas constitué, de rien qu'un morceau de pain, lui qui, depuis quelques jours, est resté sur sa faim.
C'est Fatimeh qui, une fois de plus, à l'heure de la conquête de la Mecque, a monté la tente pour lui, a préparé l'eau pour lui se laver et faire ses ablutions, pour qu'il nettoie la poussière de son corps afin de porter des habits propres et d'aller au Temple de la Mecque.

"Si Ali n'avait Pas existé, la Personne qui aurait mérité d'être l'époux de Fatimeh n'aurait Pu exister non ! " (14)



LES IMAMS D'AHL-UL-BAYT RAPPORTEURS DU HADITH DU PROPHETE Les Imams d'Ahl-ul-Bayt Les Imams d'Ahl-ul-Bayt n'étaient pas des mujtahid, ou de simples savants capables de déduire des statuts à partir du Saint Coran et de la Sunnah.

Ils rapportaient eux-mêmes la Sunnah. C'est pourquoi ce qu'ils ont fait et dit est sunnah. La Sunnah qu'ils rapportaient, ils la tenaient du Prophète et se la transmettaient de père en fils.


Ecoutons ce que dit l'Imam al-sâdiq à ce propos :

"Je rapporte de mon père, lequel l'a rapporté de mon grand-père, lequel le rapportait de son père, lequel le rapportait de 'Ali ibn Abî Tâlib, dont la parole est celle du Messager d'Allah, dont la parole est la Parole d'Allah -Il est Puissant et Exalté."


Selon Qutaybah, un jour un homme a posé à l'Imam al-?âdiq une question.

Lorsque ce dernier eut répondu, l'homme lui dit : "A ton avis, si la question comportait ceci et cela, comment serait sa solution ?"

L'Imam al-sâdiq lui répondit :

"Tout ce que je te dirais à ce propos émane du Messager d'Allah. Nous ne sommes pas de ceux à qui l'on demande : "Quel est votre avis personnel sur telle chose ?""


Selon al-Chaykh al-Bahâ'î :

"Tous les hadith que nous citons, à quelques rares exceptions près, remontent à nos douze Imams, lesquels rapportent les faits et dires du Prophète, car leur Science est puisée à cette Lumière."

Ainsi, les Saints Imams d'Ahl-ul-Bayt sont-ils devenus une source de hadith et de riwâyah, ainsi qu'une source d'explication des statuts de la Chari'ah et d'éclaircissement de ce qui pourrait être ambigu dans ces statuts.

Etant donné que leur vie bénie est un enchaînement de maillons homogènes et ininterrompus qui remontent jusqu'au Prophète sans qu'aucun élément intrus ou étranger ait pu entamer leur cohérence, elle constitue une école et une expérience vivante dans laquelle l'Islam est incarné, ses statuts sont appliqués et ses Principes sauvegardés. Ceci nous permet de nous assurer de la pureté de cette source et de l'authenticité de ce qu'elle nous fournit.

Voici, ci-après, la liste des douze Imams d'Ahl-ul-Bayt, qui constituent les maillons solides de cette chaîne de rapporteurs des hadiths du Prophète, chaîne qui s'étend sur onze générations successives de descendants directs :

1- L'Imam 'Ali ibn Abî Tâlib. Il est né en l'an 30 après l'Année de l'éléphant, et il est mort en Martyr en l'an 40 de l'hégire.

2- L'Imam al-Hassan ibn 'Alî. Il est né en l'an 3 de l'hégire, et il est mort en Martyr en l'an 50 de l'hégire.

3- L'Imam al-Hussayn ibn 'Alî. Il est né en l'an 4 de l'hégire, et il est mort en Martyr en l'an 61 de l'hégire.

Nous avons déjà fait connaissance avec cette constellation de trois Imams, et appris en quelle haute estime les tiennent le Saint Coran et la Sunnah. Une position incomparable, qui en dit assez sur la pertinence de se fier à eux, de croire en eux et à ce qu'ils rapportent, puisque ce sont le Saint Coran et la Sunnah qui nous le recommandent.

4- L'Imam 'Ali ibn al-Hussayn (dit Zayn al-'Abidîn: l'Ornement des adorateurs). Né en 38 H. et mort en Martyr en 95 H.

5- L'Imam Muhammad ibn 'Ali al-Bâqir. Né en 57 H. et mort en Martyr en 114 H.

6- L'Imam Ja'far ibn Muhammad al-?âdiq. On lui attribue la paternité de l'Ecole juridique "Jâ'farite". Il est né en 83 H. et mort en Martyr en 148 H.

Ecoutons maintenant quelques témoignages de uléma à propos de ces trois Imams d'Ahl-ul-Bayt, pour avoir une idée de leur Savoir, de leur intégrité, et de la révérence dont ils faisaient l'objet.



Selon al-Chaykh al-Mufîd, dans "Al-Irchâd", citant al-Zohrî : "Je n'ai pas connu quelqu'un de cette famille -les Ahl-ul-Bayt- qui soit plus vertueux que l'Imam 'Ali ibn al-Hussayn."
Selon Sa'îd ibn al-Musayyab, parlant de l'Imam 'Ali ibn al-Hussayn :

"Celui-ci est 'Ali ibn al-Hussayn ibn 'Ali ibn Abî Tâlib. Il est le Maître des serviteurs."

Dans son livre "al-?awâ'iq al-Muhriqah", Ibn Hajar a décrit l'Imam 'Ali ibn al-Hussayn de la façon suivante :

"C'est Zayn al-'Abidîn, qui est l'héritier de son père par son Savoir, son ascétisme et son adoration."

Abû Hâzim et Sufyân ibn 'Oyaynah disaient, chacun de son côté :

"Je n'ai jamais vu un Hâchimite qui soit meilleur que 'Ali ibn al-Hussayn ou plus faqîh que lui."

Il est superflu de multiplier ces témoignages, qui attestent tous la personnalité hors pair et rayonnante de ce Saint Imam, dont le Savoir et la Piété captivaient l'attention de tous ses contemporains, et qui attirait les Savants et les uléma désireux d'apprendre sous sa direction le Hadith, le Fiqh, le Tafsîr, la Doctrine et toutes les Sciences de la Chari'ah.

En tout état de cause, au-delà des témoignages des uléma, la meilleure preuve, pour les Musulmans, des mérites et des vertus de cet Imam est le fait que son père, le Martyr et le "Maître de la Jeunesse du Paradis" -selon les propres termes du Prophète- l'Imam al-Hussayn ibn 'Ali, lui avait transmis l'Imamat et la direction religieuse de la Ummah, et confié la charge de rapporter fidèlement aux Musulmans les Enseignements de la Chari'ah.

L'Imam Ja'far al-?âdiq nous apprend comment s'est déroulée cette transmission de l'Imamat, de l'Imam al-Hussayn ibn 'Ali à son fils, l'Imam 'Ali ibn al-Hussayn:

"Lorsqu'al-Hussayn s'est apprêté à marcher sur l'Iraq, il a confié à Umm Salma les lettres et le testament, et celle-ci, Umm Salma, les a présentés à 'Ali ibn al-Hussayn après son retour [à Médine]."

Quant à son fils, Muhammad ibn 'Ali, surnommé "al-Bâqir" en raison de l'étendue de son érudition, il était comme lui très célèbre parmi les Musulmans pour sa Piété, son ascétisme, sa Science et son Savoir. Mieux, l'Imam Muhammad al-Bâqir était prédestiné à l'érudition, puisque le Prophète lui avait prédit une telle destinée quelques décennies avant sa naissance. En effet, le Compagnon auguste, Jâbir ibn 'Abdullah al-Ançârî rapporte ce témoignage :

"Le Messager d'Allah m'a dit : "Tu vivras jusqu'à ce que tu rencontres un de mes descendants, de la branche d'al-Hussayn. Il s'appellera Muhammad, et il pénétrera les Sciences. Lorsque tu le rencontreras, transmets-lui mes salutations."" (169)

La prédiction du Messager d'Allah ne se démentira pas. Ce Compagnon pieux rencontrera l'Imam al-Bâqir et lui transmettra les salutations du Prophète.

Ce témoignage prophétique suffit donc à nous faire connaître la position élevée de cet Imam et à l'adopter comme une référence incontestable pour la Connaissance du Saint Coran et de la Sunnah, et une source sûre de transmission des hadith. En outre, on peut dire que la période de son Imamat et de celui de son fils, Ja'far al-?âdiq, constitue la période la plus riche de l'histoire musulmane pour les Sciences du Hadith et des riwâyah, et en d'autres Connaissances islamiques.

Les Savants, rapporteurs de hadith, mufassir et chercheurs en Sciences islamiques de l'époque considéraient l'Imam al-Bâqir comme le sommet inégalable et une célébrité incomparable en la matière.



Selon Ibn al-'Imâd al-Hanbalî : "Abû Ja'far Muhammad al-Bâqir était un des faqîh des Médinois. On l'a surnommé "al-Bâqir" (celui qui perce) car il a percé la Science, c'est-à-dire qu'il y a opéré une ouverture profonde pour en connaître l'origine et y acquérir une érudition." 'Atâ', l'une des célébrités des "Suivants", cité par Ibn al-Jawzî, disait :

"Je n'ai jamais vu les uléma sembler aussi limités dans leur Savoir que lorsqu'ils se trouvaient devant Abî Ja'far al-Bâqir."

Quant à son fils, l'Imam Ja'far al-sâdiq, il a laissé tellement de traces et compté tant d'adeptes parmi les grands uléma musulmans de sa génération et des générations suivantes, qu'il est difficile de brosser en quelques pages un portrait juste qui puisse refléter son immense Savoir, et le crédit inestimable dont il jouissait auprès des chercheurs et des faqîh.


Selon al-'Allâmah al-Mohaqqiq al-Sayyed Muhsin al-Amîn :

"Le mémorisateur Ibn 'Aqd al-Zaydî a réuni dans son "Livre des Hommes" les noms de quatre mille rapporteurs de hadith dignes de foi qui ont cité Ja'far ibn Muhammad comme source de leur riwâyah. Il a également donné les titres de leurs ouvrages."

Citant "Kitâb al-Hulyah" d'Abî No'aym, Ibn Chahr Achûb a rapporté le témoignage suivant :

"Parmi les imams et les uléma célèbres qui avaient adopté comme source de hadith Ja'far al-?âdiq, figurent : Mâlik ibn Anas, Chi'bah ibn al-Hajjâj, Sufyân al-Thûrî, Ibn Jarîh, 'Abdullah ibn 'Amr, Rûh ibn al-Qâçim, Sufyân ibn 'Oyaynah, Sulayman ibn Bilâl, Ismâ'îl ibn Ja'far, Hâtam ibn Ismâ'îl, 'Abdul-'Aziz ibn al-Mukhtâr, Wahâb ibn Khâlid, Ibrâhîm ibn Tahân, etc. Quant à Muslim, il a rapporté de lui dans son "?ahîh", et a cité ses hadiths comme arguments. L'ont également cité comme source de riwâyah : Mâlik, al-Châfi'î, al-Hassan ibn ?âlih, Abû Ayyûb al-Sijistânî, 'Umar ibn Dinâr, Ahmad ibn Hanbal. Quant à Anas ibn Mâlik, il a dit de lui : - "Aucun oeil n'a vu, ni aucune oreille n'a entendu, ni aucun coeur n'a senti une personne qui soit meilleure que Ja'far al-?âdiq dans la Vertu, le Savoir, la Piété et la Dévotion.""

Al-Chaykh al-Chaltût, le Chaykh d'al-Azhar, a évoqué les mérites de l'Imam al-?âdiq dans son livre du même titre ("L'Imam al-?âdiq"
, dans les termes suivants:

"Nous avons enfin décidé, en comptant sur l'aide d'Allah et sur Son Bon Vouloir, d'écrire un livre sur l'Imam Ja'far al-?âdiq. Nous avons déjà écrit sur sept autres imams. Nous n'avons pas retardé d'écrire sur cet Imam parce qu'il serait inférieur au sept autres. Au contraire, il a la priorité de devancier sur la plupart d'entre eux, et il a la vertu d'avoir rendu un grand service aux plus grands d'entre eux.

En effet, Abû Hanîfah se référait à lui lorsqu'il relatait des hadith, et le considérait comme étant le plus savant de tout le monde - toutes tendances confondues- et le plus érudit des faqîh. L'imam Mâlik se rendait chez lui pour étudier et relater des hadith sous sa direction. Il a donc eu le mérite d'être le professeur d'Abî Hanîfah et de Mâlik. Un tel mérite est en soi suffisant. Donc, on ne pourrait le reculer pour une infériorité, ni donner la priorité de mérite à un autre sur lui. En plus de tout cela, il était le petit-fils de Zayn al-'Abidîn, lequel avait été le maître des gens de Médine à son époque, par sa Vertu, son Honneur, sa Religiosité et sa Science, et comptait comme adeptes Ibn Chihâb al-Zohrî et beaucoup d'autres Suivants. Il était aussi le fils de Muhammad al-Bâqir, lequel avait opéré une ouverture dans la Science pour en atteindre le coeur. Il fut ainsi un homme en qui Allah -Il est Très Haut- avait réuni l'honneur personnel et l'honneur ajouté par une noble ascendance, l'appartenance au clan Hâchimite et à la descendance du Prophète."

'Umar ibn al-Miqdâd avait l'habitude de dire :

"Il suffit de regarder Ja'far ibn Muhammad pour savoir qu'il a pour ascendance la dynastie des Prophètes."

Le célèbre historien al-Ya'qûbî l'a décrit ainsi :

"Il était meilleur que tout le monde, et connaissait mieux que quiconque la Religion d'Allah. Les hommes de science qui l'écoutaient, rapportaient ses dires en prenant soin de le citer dans ces termes : "Le Savant... nous a appris que...""

Après avoir cité les témoignages de quelques uléma et rapporteurs de hadith, attestant de la solidité et du crédit moral intouchable des trois Imams précités, continuons à présenter les autres maillons de la chaîne bénie des Saints Imams d'Ahl-ul-Bayt.

7- L'Imam Mûsâ ibn Ja'far al-Kâdhim. Il est né en 128 H. et est mort en Martyr en 183 H.

8- L'Imam 'Ali ibn Mûsâ al-Redhâ. Né en 148 H. et mort en Martyr en 203 H.

9- L'Imam Muhammad ibn 'Ali al-Jawâd. Né en 195 H. et mort en Martyr en 220 H.



Le premier de cette série de trois Imams, Mûsâ ibn Ja'far, est le fils de l'Imam Ja'far al-?âdiq. Il a grandi dans le giron de son père, dont il a acquis le Savoir, la Piété et le noble caractère. Son père lui-même a attesté, de son vivant, de sa Grandeur, de sa position sublime et de son Savoir digne de constituer une source inépuisable pour les ulémas. En effet, l'Imam Ja'far al-sâdiq a dit à l'un de ses compagnons, à propos de son fils : "Si tu demandais à mon fils que voici ce qu'il y a entre les deux couvertures du Livre, il te répondrait exactement." Les biographes musulmans l'ont décrit comme étant le véridique, l'adorateur appliqué, célèbre pour sa dévotion et sa piété, pour sa grandeur et son caractère sublime.

Le mémorisateur al-Râzî nous le présente dans son "Encyclopédie des Hommes", de la façon suivante :

"Mûsâ fils de Ja'far fils de Muhammad fils de 'Ali fils d'al-Hussayn fils de 'Ali fils d'Abî Tâlib a relaté des hadith qu'il tenait de son père ; et d'autre part son fils, 'Alîfils de Mûsâ, ainsi que son frère 'Ali fils de Ja'far ont relaté des hadith qu'ils tenaient de lui. 'Abdur-Rahmân a dit à son propos : "Lorsqu'on a interrogé mon père à son sujet [de cet Imam], je l'ai entendu répondre : "C'est un homme digne de confiance et véridique. Il est l'un des Imams des Musulmans.""

Muhammad ibn Ahmad al-Dhahabî a dit de lui :

"Mûsâ était le plus généreux des Sages, et l'un des serviteurs pieux d'Allah."

Kamâl al-Dîn Muhammad ibn Talhah al-Châfi'î a écrit à propos de cet Imam :

"C'est un Imam de grande compétence et de grande importance. C'est un grand mujtahid versé sérieusement dans l'Ijtihâd, célèbre pour sa Piété, assidu dans l'Obéissance [à Allah], connu pour sa Générosité. Il passe la nuit en se prosternant et en se levant, et la journée en jeûnant et en offrant l'aumône. Et c'est en raison de l'excès de son indulgence et de l'absence de réaction contre ceux qui l'agressaient qu'on l'a surnommé "al-Kâdhim" [celui qui contient ses sentiments]."



Selon Mu'min al-Chablanjî : "Mûsâ al-Kâdhim, le meilleur adorateur et le plus Savant de son temps." Quant au fils de l'Imam Mûsâ, l'Imam 'Ali ibn Mûsâ al-Redhâ, il était l'égal de ses prédécesseurs et ascendants, dans la Science, la Piété et la Perfection de caractère. Il a succédé à son père à la Direction religieuse et à la charge de l'Imamat. Il avait atteint un tel degré de gloire et une telle position auprès des Musulmans que le calife abbasside, al-Ma'mûn, l'a nommé héritier présomptif, en dépit de l'hostilité et du conflit qui prévalaient entre les 'Alawites et les Abbassides.

Comme ses prédécesseurs, l'Imam 'Ali al-Redhâ a fait l'objet des éloges des uléma, des faqîh et des philosophes dans leurs ouvrages.


Selon al-Wâqidî :

"Il était digne de confiance. Il promulguait des "Fatwâ" [décrets juridico-religieux] dans la Mosquée du Messager d'Allah alors qu'il avait à peine un peu plus de vingt ans. Il faisait partie de la huitième génération de Suivants médinois."

Al-Hâfidh al-Râzî a évoqué, dans son livre "Al-Jorh wal-Ta'dîl", l'Imam 'Ali al-Redhâ lorsqu'il parlait de son père l'Imam Mûsâ ibn Ja'far :

"Son fils 'Ali ibn Mûsâ se référait à lui lorsqu'il rapportait des hadith..."

Mais le meilleur témoignage à son égard -et il est de loin le plus digne de foi, puisque venant d'une source des plus crédibles- émane de son père Mûsâ ibn Ja'far dont nous venons de découvrir les mérites scientifiques, la Piété et la Dévotion, et qui rappelait à ses autres fils les compétences de leur frère et les incitait à se référer à lui :

"Votre frère 'Ali ibn Mûsâ est un Savant des Ahl Muhammad. Questionnez-le donc sur votre Religion, et apprenez par coeur ce qu'il vous dit."

Le troisième Imam de ce groupe des Ahl-ul-Bayt, l'Imam al-Jawâd, ne diffère pas de ses prédécesseurs bénis et purifiés quant à son Savoir, sa Piété et sa Crainte révérencielle.

Ecoutons à ce propos le témoignage de Sibt ibn al-Jawzî :

"Muhammad al-Jawâd, c'est Muhammad ibn 'Ali ibn Mûsâ ibn Ja'far ibn Muhammad ibn 'Ali ibn al-Hussayn ibn 'Ali ibn Abî Tâlib. Son surnom est Abû 'Abdullah, et il en a un autre, Abû Ja'far. Il est né en l'an 195 H. et décédé en 220. Il était sur la même Voie que son père en ce qui concerne la Crainte révérencielle, la Piété et la Générosité."

Muhammad ibn 'Ammar rapporte le témoignage suivant sur l'Imam al-Jawâd :

"J'étais assis chez 'Ali ibn Ja'far ibn Muhammad à Médine, où j'habitais depuis deux ans, pour enregistrer ce qu'il avait entendu de son frère -c'est-à-dire Mûsâ ibn Ja'far al-Kâdhim-, lorsqu'Abû Ja'far Muhammad ibn 'Ali al-Redhâ est entré dans la Mosquée du Messager d'Allah et que 'Ali ibn Ja'far s'est levé précipitamment et sans chaussures pour baiser sa main et le glorifier. Abû Ja'far lui a dit alors :

"O oncle ! Assieds-toi ! Qu'Allah t'entoure de Sa Miséricorde. - O mon Maître ! Comment pourrais-je me permettre de m'asseoir alors que tu es debout ?" répondit 'Ali ibn Ja'far. Lorsque 'Ali ibn Ja'far eut regagné sa place, ses amis le blâmèrent et lui dirent : "Comment ! Tu es l'oncle de son père, et tu te conduis ainsi avec lui !" 'Ali ibn Ja'far leur dit : "Taisez-vous ! Si Allah n'a pas voulu qualifier ce vieillard que je suis [à la dignité de l'Imamat] et qu'Il a choisi ce jeune homme et l'a désigné là où il se trouve, comment voulez-vous que je renie sa supériorité ? Je me protège auprès d'Allah contre ce que vous dites... Je suis son serviteur.""

Mahmûd ibn Wâheb al-Baghdâdî al-Hanafî a écrit, le décrivant :

"Muhammad al-Jawâd ibn 'Ali al-Redhâ, surnommé Abû Ja'far (...) Il était l'héritier de son père par son Savoir et sa Vertu, et il était le meilleur de ses frères en compétence et en perfection..."

Les trois derniers membres de la chaîne de transmission d'Ahl-ul-Bayt sont :

10- L'Imam 'Ali ibn Muhammad al-Hâdî. Il est né en 212 H. et est mort en Martyr en 254 H.

11- L'Imam al-Hassan ibn 'Alî al-'Askarî. Né en 232 H. et mort en Martyr en 260 H.

12- L'Imam Muhammad ibn al-Hassan al Mahdî. Né en 255 H., et il est occulté selon les récits.

Le premier de ces trois Imams, l'Imam 'Ali al-Hâdî, fils de l'Imam Muhammad al-Jawâd, fait lui aussi, comme ses grands-pères, l'unanimité quant à ses grandes Vertus, son Savoir et sa Piété. Il avait pour surnom Abû l Hassan al-'Askarî.



Selon Mu'min al-Chablanjî : "Abû l Hassan al-'Askarî était l'héritier de son père en Science et en Générosité."
Selon 'Abdul-Hayy ibn al-'Imâd al-Hanbalî :

"Abû l Hassan 'Ali fils de Muhammad fils de 'Ali al-Redhâ fils d'al-Kâdhim [Mûsâ], fils de Ja'far al-?âdiq était un 'Alawite, Husseinite, connu sous le surnom d'al-Hâdî (...) C'était un faqîh, un Imam et un Adorateur appliqué."

Selon al-Hâfidh 'Imâd al-Dîn Abû-l-Fidâ' Ismâ'îl ibn 'Umar ibn Kathîr :

"Quant à Abû l Hassan 'Ali al-Hâdî, il est le fils de Muhammad al-Jawâd, fils de 'Ali al-Redhâ, fils de Mûsâ al-Kâdhim, fils de Ja'far al-?âdiq, fils de Muhammad al-Bâqir, fils de 'Ali Zayn al-'Abidîn, fils du Martyr al-Hussayn, fils de 'Ali ibn Abî Tâlib. Il est l'un des douze Imams, et le père d'al-Hassan ibn 'Ali al-'Askarî. C'était un adorateur ascète.

Al-Mutawakkil l'avait transféré à Samarrâ' où il a résidé pendant vingt ans et quelques mois et où il est mort cette année-là [254 H.]."

Yahyâ ibn Harthamah, que le calife abbasside, al-Mutawakkil, avait envoyé à Médine pour amener l'Imam à la ville de Samarrâ', témoigne :

"Je suis allé à Médine. Lorsque je suis entré, les gens de cette ville se sont agités d'une façon sans précédent et ont provoqué un grand remue-ménage car ils craignaient pour la vie de 'Ali [al-Hâdî], qui était leur bienfaiteur et qui ne quittait pas la Mosquée et n'avait pas de penchant pour ce bas monde. Je me suis mis à les calmer en leur jurant que je n'avais pas pour mission de lui faire du mal et qu'il n'y avait rien à craindre pour lui. Lorsque j'ai perquisitionné dans sa maison, je n'y ai trouvé que des copies du Coran, des livres de Supplications et des livres de Sciences. Ma considération pour lui n'a pu donc que grandir."

Le deuxième de ce groupe, le onzième Imam d'Ahl-ul-Bayt, l'Imam al-Hassan al-'Askarî, fils de l'Imam 'Ali al-Hâdî, ne fait pas exception à la règle et jouit d'un crédit et d'une crédibilité aussi solides que ses prédécesseurs - en ce qui concerne son Savoir, sa Connaissance, sa Piété et son Combat sur le Chemin d'Allah- auprès des Savants et des hagiographes.

Selon Chams al-Dîn Abû-l- Mudhaffar Yûsif ibn Farâghly -petit-fils d'Ibn al-Jawziyyah :

"C'était un Savant digne de confiance, et il rapportait des hadith en citant son père qui citait son grand-père."

'Ali ibn al-?abbâgh al-Mâlikî a dit de lui :

"Les Vertus léguées par notre Maître Abî Muhammad al-'Askarî montrent qu'il est le Noble généreux et le fils du Noble généreux. Personne ne doute de son Imamat, et personne ne le conteste. Sachez que s'il y a un acte généreux à vendre, c'est toujours quelqu'un d'autre qui le vend, et c'est lui qui l'achète. Il était incontestablement sans pareil en son temps, et avait des mérites qu'aucun autre ne pouvait lui disputer. Il était le Maître de son époque, et l'Imam de ses contemporains. Ses paroles sont judicieuses et ses actions louables..."





L'Imam al Mahdî est le dernier des Imams d'Ahl-ul-Bayt. Aussi le Prophète a-t-il mis un soin particulier à l'annoncer, de son vivant, à le mettre en évidence, à souligner ses qualités et le rôle de première importance qu'il devra jouer dans la vie de l'humanité. En effet, le Messager d'Allah a dit : "Les jours et les nuits ne prendront pas fin avant qu'Allah n'envoie un homme de ma Famille, dont le nom correspond au mien. Il remplira la terre de Justice et d'Equité autant qu'elle aura été remplie d'injustice et d'iniquité." Le Prophète a dit également, d'après l'Imam 'Ali ibn Abî Tâlib :

"Même s'il ne reste du Temps qu'un seul jour, Allah enverra un homme de ma Famille qui la [la terre] remplira de Justice autant qu'elle aura été remplie d'iniquité."

Ce dernier hadith est rapporté par Abû Dâwûd dans son "Musnad". Le même Abû Dâwûd, ainsi qu'al-Tirmithî, l'ont relaté selon la version suivante, qu'ils ont attribuée à Abî Sa'îd al-Khidrî, lequel a témoigné :

"J'ai entendu le Messager d'Allah dire :"Al Mahdî est de moi. Il aura le front dégagé, le nez aquilin. Il pliera la terre d'Equité et de Justice, comme elle aura été remplie d'iniquité et d'injustice.""

Et Abû Dâwûd d'ajouter :

"Il régnera pendant sept ans." ou 40 ans ``

Et, commentant ce témoignage, il en a dit : "C'est un hadith établi et sain."

Les hadiths rapportés par les traditionnistes des différentes Ecoles juridiques musulmanes sont très nombreux. Ils affirment tous que le nom d'al Mahdî est"Muhammad", et qu'il est de la Famille du Prophète.

Ils ont divergé seulement sur la détermination de son identité. En tout état de cause, pour une partie des Musulmans, il est établi qu'il s'agit bien de l'Imam Muhammad fils d'al-Hassan al-'Askarî, fils de 'Ali al-Hâdî, fils de Muhammad al-Jawâd, fils de 'Ali al-Redhâ, fils de Mûsâ al-Kâdhim, fils de Ja'far al-?âdiq, fils de Muhammad al-Bâqir, fils de 'Ali Zayn al-'Abidîn, fils du Martyr al-Hussayn, fils de 'Ali ibn Abî Tâlib, et qu'il est né à la mi-Cha'bân de l'an 255 H. à Sarra Man Ra'â, qu'il est encore vivant par la Décision d'Allah, mais occulté, qu'il réapparaîtra -conformément au hadith précité- à un moment où la terre aura été remplie d'injustice et d'iniquité, afin d'y instaurer la Justice et l'Equité, et que, enfin, 'Isâ (Jésus fils de Marie) priera derrière lui.

Comme on a pu le remarquer à travers ce bref exposé sur la position élevée des Imams d'Ahl-ul-Bayt, ceux-ci sont à l'origine du Fiqh, du Hadith, du Tafsîr et des Sciences de la Doctrine et de la Chari'ah.

Puiser dans leur Ecole et se référer à eux, c'est avoir la certitude de ne pas s'écarter des vrais Enseignements du Coran et de la Sunnah, dont ils sont les Gardiens les plus scrupuleux et les interprètes les plus compétents.











اللذين غدروا الإمام الحسين (ص) هم اللذين يفجّرون أضرحة آل البيت (ص) بالعراق اليوم متزعّمين أنّهم من أهل السّنّة وما هي فتنة من ورائها مكايد وأعداء الإسلام لتفريق الأمّة ولن تنجح خططهم فنحن لهم بالمرصاد وإنّما السّنّة إخوة الشّيعة إلى الممات

















"Certes nous appartenons à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons" (Coran 2 : 155)







كشك يصف الإمام علي عليه السلام










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MessagePosté le: Dim 19 Déc - 03:03 (2010)    Sujet du message: France: polémique autours d'un meeting anti-islam à Paris et suisse - hollande - danemark et suéde e t surtout le crétin suédois viks - La nomination du dernier Prophète (p) MOHAMMÈD (S) - Les Imams d'Ahl-ul-Bayt (s) - 40 Paroles du Prophète et Imàm Ali Répondre en citant



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